Gouillard, Etienne, André
Biographie
Né le 29 mars 1792 à Angoulême (Charente). Ancien militaire ayant fait les campagnes d’Espagne, au cours desquelles il fut grièvement blessé, ayant servi ensuite aux affaires du Mont-Saint-Jean dans le génie et en étant sorti « couvert de cicatrices ». Journalier mais maréchal ferrant in Archives de Paris VK3 39. Il fut blessé par un coup de baïonnette à la prise d’une pièce de canon au coin de la rue de Rohan et de la place du Carrousel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut (par erreur sous le nom de Gonillard, Etienne, André) un total de cent vingt francs de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Saint-Denis (sous le nom de Gouillard, Etienne). Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Gouillard, Etienne), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il comparut, le 20 mai 1831, devant le juge de paix du canton de Saint-Denis, pour attester que Michel, Jean avait « été blessé par des coups de crosse de fusil reçus dans l’estomac et dans le bas-ventre, le 28 juillet 1830 et qu’il est mort à l’hôpital de la Pitié par suite des blessures qu’il avait reçues dans la journée dudit jour 28 juillet ». Sa médaille lui fut délivrée le 25 juin 1831 (il semble signer le reçu du nom de Goillard). En 1835, sa femme, née Le Guay, sollicita des secours. Le préfet de la Seine recueillit sur lui des renseignements « tous favorables. Le sieur Gouillard est domicilié à Montmartre depuis déjà plusieurs années. Il est père de famille, son travail est peu lucratif et malgré sa bonne conduite et la continuité habituelle de son travail, il a peine souvent à pourvoir aux besoins de sa famille ». Compris au nombre des combattants de Juillet sur la commune de Montmartre, il signa, le 30 juillet 1837, avec Guillaume, Lefevre et Simon, une lettre ainsi rédigée : « Nous sommes tous prêts à montrer les cicatrices qui nous restent pour récompense du dévouement et du patriotisme que nous avons manifestés dans la grande semaine de 1830. Nous possédons un autre titre bien méritant : après avoir vieilli sous les immortels drapeaux de l’Empire, au moment où nous sommes sous le poids de la vieillesse, des blessures et des infirmités, nous avons l’intime conviction que nous méritons aussi bien de la patrie que ceux qui, par une protection arbitraire, ont obtenu la décoration des trois jours, tandis qu’à la face du ciel notre sang a coulé pour reconquérir nos droits et la liberté. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1835. Il reçut un secours en 1849, un secours de cinquante francs en 1850, en 1851 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait à Montmartre (mais 21, rue de la Goutte-d’Or dans le procès-verbal de sa comparution devant devant le juge de paix du canton de Saint-Denis in Archives nationales F/1dIII/67 in dossier Michel, Jean) en 1830-1831 ; 14, rue Saint-André, barrière Rochechouart en 1835 ; 13, chaussée poissonnière à Montmartre en 1849 ; 89, rue des Poissonniers en 1850 ; 28, bd Rochechouart en 1851 ; 14, rue Saint-André à Montmartre en 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe de l’arrondissement de Saint-Denis auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 90 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Lacaine ; Archives nationales F/1dIII/67 in dossier Michel, Jean ; Archives nationales F/1dIII/76 in dossier Simon ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis, blessés de la 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 43 et minute 46, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 72, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852.