Goullé
Biographie
Avec Dollier, Balduc, Jules, Charpentier, Marangoni fils, et conjointement avec les pompiers de Paris, il aida à éteindre le feu du bâtiment de la barrière du Trône. Le 25 août 1830, ils adressèrent la lettre suivante au général Lafayette : « Les soussignés, ouvriers et habitants dans la commune de Saint-Mandé, ont l’honneur de vous exposer qu’ils ont dans les circonstances actuelles et à partir du 28 juillet dernier pris les armes pour la défense de la cause nationale aux combats et ensuite comme gardes nationaux pour le maintien du bon ordre, qu’ils ont aussi aidé et employé leur temps conjointement avec les sapeurs-pompiers de Paris à éteindre le feu du bâtiment à la barrière du Trône, que le sieur Martin, marchand de vin et habitant près la barrière du Trône, leur avait promis de vous adresser une pétition pour eux afin de pouvoir obtenir un secours vu qu’ils vivent de leur travail, qui a été interrompu depuis. Mais qu’ils n’ont jusqu’à présent obtenu aucune indemnité et qu’ils osent espérer qu’il vous plaira de leur faire rendre justice en les indemnisant s’il est possible. » Le maire de Saint-Mandé, le 25 août 1830, attestait « que les sieurs Dallier, Charpentier, Balduc et Marangoni ont réellement montré un dévouement infatigable et qu’ils ont constamment contribué au service de la garde nationale et qu’ils ont des droits au secours qu’ils sollicitent ». La demande était apostillée des signatures de : Souchet, lieutenant de la garde nationale ; Marangoni père, propriétaire et garde national ; Friedheim, propriétaire ; Lutigneaux illisible, caporal dans la garde nationale ; Lamy, marchand de vin ; Blacher, sergent dans la garde nationale ; et un nom illisible. Il demeurait dans la commune de Saint-Mandé en 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Archives de Paris VK3 43 in dossier Dollard, Joseph (lire Dollier).