Goury, Jean-Louis, Alexandre

Biographie


Né le 10 juillet 1790 à Paris. Blessé par les Russes, aux Buttes-Chaumont en 1814, lors de l’invasion de la France. Peintre en voitures. Blessé. Marié et père de famille, il reçut un secours de quatre-vingts francs en août et de trente francs (sous le nom de Gourrit) en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de trois cent soixante-neuf francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, mais demanda la croix, qu’il pensait avoir méritée. Il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et que, en conséquence, il ne pouvait pas être donné suite à sa demande. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 mars 1831, la conclusion suivante, décision revue et confirmée le 28 mai de la même année : « S’est plaint d’avoir reçu des coups de crosse de fusil à la base de la poitrine du côté droit et d’avoir été foulé aux pieds des chevaux, blessures qui auraient donné bien longtemps après à une pleuropneumonie et à une hépatite actuellement guéries, circonstances qui, en les supposant prouvées, lui donneraient droit à être placé dans la première classe des blessés. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Sa médaille lui fut délivrée le 11 juillet 1831 et son brevet le 17 août de la même année. Garde national à la 1re compagnie du 2e bataillon de la Xe légion, il renouvela sa demande de remplacement de sa médaille par la croix en 1832, son capitaine attestant qu’il était porté sur le contrôle de la compagnie depuis le 30 juillet 1830 et qu’il s’était « présenté à toutes les prises d’armes nécessaires pour la répression des émeutes et le maintien du bon ordre ». En 1834, marié et père de deux enfants, il sollicita des secours. Le préfet de la Seine ayant obtenu des renseignements favorables sur son compte, Goury reçut soixante-quinze francs. En 1834, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, seize jeunes filles (une par arrondissement parisien et quatre pour les arrondissements ruraux), filles de combattants soit de juillet 1830 soit de juin 1832, devaient être dotées de trois mille francs pour pouvoir se marier. Sa fille, Marguerite, Geneviève, née le 10 juillet 1815 à Paris, brodeuse, fut l’une des candidates choisies par la mairie du (ancien) Xe arrondissement, mais ne fut pas celle finalement élue. Elle devait épouser Genet, François, né vers 1801 à Limoges, ouvrier bottier, demeurant 10, rue Tirechappe, lui-même décoré de la Croix de Juillet (voir ce nom), et sur lequel la mairie donnait comme renseignement que c’était un « très bon citoyen ». La mairie donnait alors comme indication sur Goury qu’il était employé d’escorte à l’octroi, que sa femme était brodeuse, et ajoutait sur son compte ; « Excellent garde national, qui s’est rendu à toutes les prises d’armes ; son capitaine, M. Gouet, le recommande avec instance. » Quoique le couple eût été sélectionné, l’affaire fut au dernier moment abandonnée, la mairie donnant comme explication la cause suivante : « Nous venons d’apprendre des parties elles-mêmes, qu’elles se sont brouillées et qu’elles ne veulent plus se marier. » En juillet 1833, il reçut, à titre de décoré de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à l’occasion des fêtes nationales pour l’anniversaire de la révolution de Juillet. Goury reçut un secours de cinquante francs au début de l’année 1835 (sous le nom de Goury, Jean, Alexandre). En juillet 1835, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de sept francs et cinquante centimes à titre de décoré non pensionné. En 1836, de nouveau, à l’occasion des mêmes fêtes anniversaires de Juillet, seize couples, enfants de combattants ou combattants eux-mêmes soit de juillet 1830 soit de juin 1832, devaient être dotés de trois mille francs pour pouvoir se marier. Marguerite, Geneviève posa de nouveau sa candidature, mais ne fut pas celle finalement élue. Elle devait alors épouser Lenain, Charles, né vers 1806 à Charleroi (Aisne), de parents cultivateur, lui-même distillateur, demeurant 64, rue du Four. La mairie annotait la candidature, présentée par Goury, de l’information suivante : « Sa fille et le prétendant passent tous les deux pour de forts bons sujets. » Le commandant Charlet du 2e bataillon de la Xe légion de la garde nationale, auquel appartenait Goury, appuya la demande de ce dernier dans les termes suivants : « Cet honorable citoyen qui est un des gardes nationaux les plus zélés et les plus dévoués du bataillon, demande que sa fille soit mariée et dotée en juillet. La réputation de haute probité dont jouit le sieur Goury, sa conduite exemplaire et la bonne éducation de femme ménagère donnée à sa fille par une mère laborieuse et vertueuse, entourent cette union projetée de toutes les probabilités de bonheur à venir. Le prétendu, agréé depuis un an, offre aussi toutes les garanties possibles. C’est je crois un garde national de la IXe légion. Je m’intéresse particulièrement à M. Goury et tout le bataillon verrait avec plaisir ce bon père de famille, horriblement blessé en juillet et non pensionné, recevoir la récompense de son honorable conduite. » Charlet ajoutait cette apostille suivante : « Il est bon de savoir que le chasseur Goury a congédié, il y a un an, un prétendant qui ne professait pas pour le roi les sentiments de dévouement et d’affection du sieur Goury. » En juillet 1836, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs, à titre de décoré non pensionné. En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. Sa veuve reçut un secours de quarante francs vers 1849, un secours de cinquante francs en 1850, en 1851 et en 1852, chaque fois à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. Goury demeurait 79, rue de Sèvres en 1830 ; 89, rue de Sèvres, à l’entrepôt, de 1831 jusqu’en 1852. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 26 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 28 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 84 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, 1833, (ancien) Xe arrondissement municipal, état d’émargement de la somme de vingt-cinq francs accordée à des décorés du (ancien) Xe arrondissement de Paris à l’occasion des fêtes nationales de juillet 1833, année 1834, année 1835, état de répartition entre MM. les décorés de Juillet du (ancien) Xe arrondissement non pensionnés, année 1836, année 1836, état de répartition de la somme de trois cent dix-huit francs entre MM. les décorés de Juillet domiciliés sur le (ancien) Xe arrondissement, année 1837 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 30 août 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/58 in dossier Heudes ; Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Lartaud ; Archives nationales F/1dIII/63 in dossier Lepesteur ; Archives nationales F/1dIII/82 et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 25 mai 1851, d’accorder à 34 décorés, médaillés, veuves et combattants de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 1.895 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 186-188, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852.

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