Granderie, Augustin
Biographie
Né vers 1788. Fils d’un militaire mort en l’an II dans les guerres de Vendée, lui-même ancien sergent-major comptant seize années de service sur terre et sur mer, engagé dès l’âge de onze ans dans la marine. Il fut blessé à la main droite, le 28 juillet, d’un coup d’arme blanche et le 29 aida à empêcher le pillage de l’Hôtel de ville. Il demanda plusieurs fois mais en vain un emploi soit dans l’octroi, les droits réunis, les Eaux et Forêts, la préfecture de police ou celle de la Seine, à être nommé inspecteur des bois et charbons ou même sergent de ville, mais son âge avancé l’empêcha d’obtenir quoi que ce fût ; sur sa demande d’être admis dans les sous-officiers sédentaires. Il lui fut répondu que, étant marié, sa demande ne pouvait être retenue. Il était inscrit, le 9 août 1831, sous le numéro 1269 à la Commission des récompenses nationales (ou sans doute plutôt à celle des réclamants de Juillet). En 1832, il sollicitait dans ces termes auprès du ministère de l’Intérieur : « Ayant appris par plusieurs de ses camarades et par des journaux, que tout récemment une députation de la commission s’étant présentée au roi pour la seconde fois, Sa Majesté répondit qu’elle avait donné les ordres nécessaires à Votre Excellence pour qu’il soit fait droit et statué sur les réclamations, que s’étant transporté le 15 juin courant au bureau de la commission il apprit que par suite des événements des 5 et 6 juin le sieur O’Reilly avait été arrêté, que les papiers des réclamants et les registres avaient été saisis et un cadenas mis sur la porte. Cette nouvelle fit de nouveau évanouir toutes les espérances de l’exposant. Cependant n’ayant pris aucune part aux événements des 5 et 6 juin, il ne peut être victime de la faute commise par les réclamants qui auraient pu se mêler dans les rangs des agitateurs. » En 1833, n’ayant obtenu aucune satisfaction, il réclama que lui soient retournées les pièces qu’il avait fait parvenir. Il demeurait 15, rue Saint-Merri en 1832-1833. Archives nationales F/1dIII/57.