Granger, François
Biographie
Né le 12 mai (ou mars in Archives de Paris Vbis7K4 2 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) 1776 à Paris. Marinier ou ouvrier sur les ports. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de quatre cents francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 mars 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir reçu des coups de crosse de fusil au bras gauche, blessure dont il ne reste aucune trace et qui ne saurait donner lieu à aucune récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 23 juin 1831 et son brevet le 25 août de la même année. En 1832, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, seize jeunes filles (une par arrondissement parisien et quatre pour les arrondissements ruraux), filles de combattants soit de juillet 1830 soit de juin 1832, devaient être dotées de trois mille francs pour pouvoir se marier. Sa fille, Jeanne, Françoise, Geneviève, née vers 1804, blanchisseuse, fut l’une des jeunes filles sélectionnées (mais non retenue) par la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Elle devait épouser Croset, Aristide, né vers 1804 à Angoulême (Charente), compositeur-typographe. En 1835, le couple reposa sa candidature, mais avec le même insuccès. La femme de Granger était alors décédée et la mairie donnait alors sur Croset, Aristide, les indications supplémentaires suivantes : « […] Compositeur en imprimerie chez M. Jules Didot, rue de Verneuil, 39, sa mère a une petite pension ou secours de cinquante francs, comme veuve d’un lieutenant de première classe. Le candidat est combattant de Juillet (son nom n’est sur aucune liste, N.D.A.) et de juin. Depuis treize mois, il ne fait plus partie de la garde nationale le service étant devenu pour lui trop onéreux. Ils ont trois enfants à légitimer. » Croset, en posant sa candidature, donnait les indications biographiques suivantes : « Feu mon père, lieutenant de première classe, est mort sous les drapeaux après trente-quatre ans de services, quatorze blessures et dix campagnes. Comme lui, je fus jaloux de verser mon sang pour ma patrie. Combattant de Juillet, j’eus le bonheur de rendre des services importants et de sauver au péril de ma vie une personne d’une mort certaine. Les pièces ont été remises à M. Tétu (dont je suis porteur d’une attestation). Remises à M. Guyot, elles ont été égarées. Ayant cru voir mon nom sur la liste des décorés, je m’en tins là ; désabusé, il ne fut plus temps malgré les pièces que j’eus de nouveaux. Je ne fus pas plus heureux en juin, où je pris une part active. En contribuant à faire des arrestations, je reçus des coups de crosse de fusil par des malfaiteurs armés, dont plus tard j’en fis une maladie. Une demande fut adressée au ministre de l’Intérieur ; elle était revêtue de plus de vingt signatures et d’un certificat de tous les chefs de la compagnie et du chef de bataillon, dont je faisais partie. Je n’eus point de réponse. […] Je suis porteur de trois certificats légalisés. Peut-être, cette fois, serai-je plus heureux et que de votre justice, M. le maire, j’obtiendrai la récompense que je crois avoir méritée. » En juillet 1835, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de sept francs et cinquante centimes à titre de décoré non pensionné. En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. Granger ne savait pas signer. Granger demeurait 42, rue Saint-Dominique (41, rue Saint-Dominique in Archives de Paris VD6 545 n° 3 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 et aussi en 1830 in Archives nationales F/1dIII/36) en 1831 ; sa fille Geneviève, 21, rue de la Vierge en 1832 ; 39, rue de Verneuil, avec Croizet en 1835 mais 41, rue Saint-Dominique in Archives de Paris VD6 524 n° 3, année 1835 en 1835 ; 181, rue Saint-Dominique en 1837. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 83 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, idem année 1835, idem état de répartition entre MM. les décorés de Juillet du (ancien) Xe arrondissement non pensionnés, année 1837 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe.