Grangier, Guillaume, Emile
Biographie
Elévé à l’école militaire de Saint-Cyr le 7 décembre 1811, nommé sous-lieutenant au 140e de ligne le 30 janvier 1813, incorporé au 84e régiment de ligne le 27 septembre 1814, mis en non-activité le 14 septembre 1815, nommé dans le 2e bataillon de la 2e légion d’Ille-et-Vilaine le 24 mai 1819, appelé en activité dans le 3e bataillon de la 1re légion d’Ille-et-Vilaine le 14 juillet 1819, laquelle légion est devenue le 21e régiment d’infanterie de ligne le 11 janvier 1821, démissionnaire par décision ministérielle en date du 25 décembre 1822, rayé du service le 4 janvier 1823 ; il avait fait les campagnes de 1813 à 1815 en Saxe, Silésie et Belgique ; il avait été prisonnier de guerre par suite de la capitulation de Torgaw le 10 janvier 1814, rentré en France le 27 septembre 1814 ; il fut blessé d’un coup de feu au genou à la bataille de Waterloo. Il disait avoir été promis en 1815 par Napoléon, pour la Légion d’honneur. Il était, en 1830, chef de bataillon, commandant la garde nationale de Saint-Chamond (Loire). Il sollicita, en 1832, soit trop tardivement, la décoration de Juillet, pour la part qu’il avait prise à la révolution de Juillet dans le département de la Loire, expliquant : « Dès le 3 août, il a été le premier à faire disparaître les insignes de l’ancienne dynastie et à faire arborer le drapeau national, d’avoir le premier réclamé la formation de la garde nationale, enfin d’avoir été nommé deux fois à l’unanimité chef de bataillon de ladite garde. » Archives nationales F/1dIII/79, dossier Loire.