Gréneron, Fleurant

Biographie


Né le 26 nivôse an V à Sancé (Saône-et-Loire), de Gréneron, Abel, décédé au jour de la naissance, et de Garnier, Antoinette, sa veuve. Bonnetier. Il déposa, le 15 mars 1848, un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui laisse quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Gréneron donnait en effet les indications biographiques suivantes : « […] Volontaire en 1815, licencié après la bataille de Paris. En 1830, je me suis trouvé à l’une des premières barricades ; trois jours de combat et quatre jours au château pour suivre jusqu’à Rambouillet le roi parjure. De retour, j’ai appris le recensement pour la garde nationale ; comme je n’étais que simple ouvrier, je me suis présenté à la mairie du (ancien) Ier arrondissement, demandant une exemption faute de moyens pour m’équiper. M. le maire me répond de suite que les hommes du peuple étaient trop précieux parmi les gardes nationaux, que je serai habillé. J’ai reçu un habit de garde royal, que j’ai fait arrangé avec cinquante francs pour tout. Quelques jours après, l’on propose les récompenses nationales au nom du roi avec le serment de fidélité. J’ai cru devoir refuser attendu qu’un franc républicain ne doit rien à un roi que le respect, quand il le mérite. Le 22 février, je me suis occupé à fondre des balles et courir de barricade en barricade avec la poudre que j’avais de 1830 […]. » Il renouvela sa demande, le 12 août 1848 ; sa demande était appuyée des signatures de : Pioch, demeurant 1, rue de Laborde ; Souchard, demeurant 16, rue du Rocher ; Galoyer, demeurant 68, rue de la Madeleine ; Naveau, demeurant 11, rue Notre-Dame-de-Grâce ; Lannotte, ou Lannelle, ou Lannette, demeurant 4, rue de la Pépinière. Il fut recommandé par la Commission pour un emploi de porteur de contraintes ou d’ouvrier de bornes fontaines. Il était marié et père de deux enfants, de cinq ans et de neuf mois, en 1848. Il demeurait 2, passage du Soleil-d’Or au 14, rue de la Pépinière en 1848. Archives de la préfecture de police AA 391.

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