Grézillet ou Grésillet, Jean
Biographie
Ouvrier boulanger. Il fut grièvement blessé par un coup de feu qui lui traversa le cou et la joue droite, le 31 juillet, alors que, pour rendre à son domicile, il passait par l’allée du grand marché en face de l’hôtel de ville de Bordeaux et au moment où avait lieu un affrontement entre le peuple et un détachement de chasseurs qui arrivaient de Libourne. Etant resté plusieurs mois sans pouvoir travaillé, il sollicita auprès de la Commission des récompenses nationales de Bordeaux des secours ou l’obtention d’une pension. Les bureaux de cette commission perdirent ses pièces. Le conseil municipal appuya sa réclamation ; il obtint trois cents francs de secours en septembre 1830, un secours ultérieur de cent francs de la part de la mairie, et le préfet de la Gironde proposa d’accorder un autre secours de cinq cents francs ; en 1833, il obtenait trois cents francs de secours, contre une lettre de renonciation à toute prétention ultérieure. Il demeurait 1, rue des Terres-de-Bordes à Bordeaux de 1831 à 1833. Archives nationales F/1dIII/56 in dossier Garot ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/74 in dossier Révol.