Grignon
Biographie
Laissé estropié par une blessure avec fracture de la cuisse. Il fut proposé pour une pension par la Commission des récompenses nationales de la ville de Nantes, qui ajoutait : « Trois membres de cette famille ont pris part aux événements du 30. Le père et les deux fils. » Le préfet réclamait le maximum de la pension. Le 31 janvier 1831, le préfet écrivait au ministre de l’Intérieur : « J’ai demandé une croix de la Légion d’honneur pour M. Grignon qui a été grièvement blessé ; son père et son frère se sont battus près de lui ; ce frère a été nommé chef de la députation qui a porté à Sa Majesté les hommages des blessés. Le dévouement d’une famille entière m’a paru devoir être récompensé spécialement. » Il apostilla, avec Pieau, blessé (voir Pieau, Charles, Louis), la demande de Lahaye, François (voir ce nom), quand celui-ci demanda pour récompense d’obtenir de l’avancement dans le 14e léger, où il venait de s’engager : « Je certifie avoir vu le sieur François Lahaye à l’affaire du 30 juillet lors de l’engagement entre le 10e léger et les citoyens armés pour la défense de leurs libertés et qu’il s’y est comporté avec courage. En foi de quoi, je m’empresse de lui signer cette pétition, persuadé qu’il a mérité autant que qui que soit la faveur qu’il réclame. » Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, lettre du préfet en date du 31 janvier 1831.