Groffilex, Pierre, Louis
Biographie
Né vers 1758 à Gex (Ain). Ancien militaire. La chronique de l’époque rapportait les faits suivants sur sa participation aux combats : « Ancien militaire, âgé de 74 ans, empêche à des soldats royaux de mettre le feu à une poudrière. » Il reçut (sous le nom de Grofillet, Pierre, Louis) un total de soixante-dix francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Dans le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 15 janvier 1831, et concernant Chavantré, François, Hippolyte (voir ce nom), on trouve les indications suivantes qui concernaient Groffilex : « […] Le 28, au désarmement des postes de la barrière Fontainebleau et de la poudrière, où il a mis Groffilex (voir Groffilex, Pierre, Louis) en faction […]. » Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 8 février 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « A pris la poudrière et fait transporter la poudre aux Gobelins. A combattu au pont d’Austerlitz, ensuite a monté la garde. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 8 février 1831, à aucune voix pour la croix, six voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Groffiley, Pierre, Louis sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 682 n° 3, et sous celui de Grossilex, Pierre, Louis sur les listes du Moniteur universel). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Groffillet, Pierre, Louis), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Dans une lettre adressée par la Commission des réclamations de Juillet, présidée par Benard de Courtigis (voir ce nom) et établie 10, rue Neuve-Bourg-Labbé, au ministre de l’Intérieur et président du Conseil, son cas était cité en exemple comme quelqu’un dont les droits avaient été méconnus, précisant ainsi sa participation aux combats et les preuves qui avaient été fournies : « Gros-Filet (sic), ancien militaire, âgé de soixante-quinze ans. Certificat légalisé, signé Devoluet et Lefrançois, à la date du 12 août 1830, attestant que Gros-Filet commandait la poudrière de la Salpêtrière et a dirigé des poudres sur plusieurs points de Paris, et notamment aux Tuileries. Attestation de sept personnes honorables, à la date du 14 août, légalisée et déclarant qu’ils l’ont vu s’emparer, un des premiers, de la poudrière, en désarmant la garde. Ils l’ont vu défendant des embuscades notamment aux Tuileries. Lettre du maire du (ancien) XIIe arrondissement, à la date du 11 septembre, en réponse à une lettre du préfet de la Seine du 4 septembre. Elle est ainsi conçue : “M. le préfet, dans la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 4 septembre courant vous me demandez des renseignements sur la part que le sieur Gros-Filet a prise aux événements de juillet dernier, notamment en contribuant à empêcher le magasin à poudres de la Salpêtrière de retomber au pouvoir des troupes royales. Les informations faites m’ont appris que le sieur Gros-Filet, âgé de soixante-quatorze ans, était constamment demeuré en faction pendant six heures à la poudrière du boulevard de l’Hôpital et qu’il avait combattu en outre près du pont d’Austerlitz. Tel est le témoignage rendu par le voisinage, qui déclare que ce vieillard a montré beaucoup de courage dans les glorieuses journées de Juillet. » Une apostille de la Commission des récompenses nationales, en marge de la lettre de la Commission des réclamations, faisait l’observation suivante : « Aucune trace. » Il demeurait 2, rue des Gobelins en 1830-1831. Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 106 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 649 et le nom de Grosfillet, Pierre, Louis) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 8 février 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien) à Chavantré, François, Hippolyte en date du 15 janvier 1831, idem son dossier propre en date du 8 février 1831 (sous le nom de Grosfillet, Pierre, Louis) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Commission des réclamations de Juillet, extrait de quelques dossiers pris sur le travail général de la Commission des réclamations (sous le nom de Gros-Filet). Voir Grossillet, Louis ?