Grognet, Joseph, François
Biographie
Né le 2 juin 1799 à 105, grand-rue à Vaugirard, qui deviendra un arrondissement parisien. Menuisier. Il combattit sur plusieurs points dont à la caserne de Babylone. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants de Vaugirard et des communes circonvoisines, qui ont pris part aux trois journées de Juillet, certifions que le sieur Grognet, Joseph, François, menuisier à Vaugirard, grand-rue n° 58 bis, a, le 29 juillet, fait sonner le tocsin avec quatre de ses camarades, que dans la plaine de Grenelle il a empêché le pillage de la voiture du cardinal de Rohan, qu’il s’est trouvé avec nous à la caserne de Babylone, où il a combattu dans les endroits les plus périlleux, notamment sur la terrasse du jardin Figuier en face la caserne, où sur douze hommes il y en eut un de tué derrière lui et plusieurs blessés. Qu’il s’est rendu à Saint-Cloud, où il a contribué à rétablir le bon ordre et à faire respecter les propriétés des citoyens. Certifions en outre qu’il a fait et posé à ses frais une croix de dix pieds de haut sur les dépouilles des victimes de Juillet, déposées au pont de Grenelle et, qu’en toutes circonstances, il s’est montré un bon citoyen, tant pour le maintien de l’ordre que pour la défense de nos droits constitutionnels. » Signé, à Vaugirard le 4 mai 1831 : Bellamy, adjoint : Maravi, propriétaire ; James, François (voir ce nom), décoré de la Croix de Juillet ; Caplin, B., capitaine de la 6e compagnie de chasseurs à Vaugirard, où Grognet était fourrier, qui ajoutait certifier que Grognet « s’est comporté en toutes circonstances tant pour le service ordinaire de la garde nationale dans ses fonctions que comme citoyen dévoué à la cause commune avec un zèle digne d’éloges » et le recommandait de tout son pouvoir aux membres de la Commission « persuadé que personne plus que lui ne mérite leur attention » ; Lepine ; Grasset ; Redon, qui certifiait l’avoir vu le 29 juillet sur la terrasse en face de la caserne de Babylone ; Diferes, sonneur, qui certifiait que Grognet était venu, dans la journée du 29 juillet, sonner le tocsin. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Sceaux. Il sollicita la croix en remplacement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1832, il était garde national à la 6e compagnie du 6e bataillon de la IIIe légion de la garde nationale. Sa veuve reçut un secours de soixante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1850, en 1851 et en 1852, méritant par sa « position malheureuse l’intérêt de l’administration ». Il demeurait 58 bis, grand-rue à Vaugirard (Seine) en 1832 ; sa veuve, 136, grand-rue à Vaugirard en 1849 ; 141, grand-rue à Vaugirard en 1851 ; 153, grand-rue à Vaugirard en 1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 ; Archives de Paris VK3 45 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à vingt-cinq décorés, combattants et veuves de Juillet, domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant ensemble à la somme de 1465 francs sur l’exercice 1849, minute 39 et minute 66, Archives de la préfecture de police AA 369, rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minute 129-134, idem Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom de Grognet, Joseph, François), idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852.