Grosjean, Jean-Baptiste

Biographie


Cocher. Il fut blessé par un coup de feu reçu dans le genou gauche. Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine, chirurgien chargé de l’ambulance du Temple, certifie que le sieur Jean-Baptiste Grosjean est entré à l’ambulance du Temple, le lundi 2 août, pour y être soigné d’une plaie d’arme à feu faite par une balle qui lui a frappé le genou gauche. J’atteste en outre qu’il est sorti de cette ambulance, où il a été soigné gratuitement et parfaitement guéri, le 2 octobre 1830. » Signé, le 23 décembre 1830 : Lemaistre, Florian (voir ce nom). Marié et père de deux enfants, il reçut un secours de quatre-vingts francs en août et un autre (sous le nom de Grosjean, Baptiste) de la même somme en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut un secours de cinquante francs, le 17 août 1830, un secours de cinquante francs, le 5 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 15 décembre 1830, un secours, définitif, de cinquante francs, le 15 janvier 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, en tant que blessé mais non décoré, un secours de cinquante francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Jean-Baptiste Grosjean, cocher de cabriolet, ne nous a pas quitté pendant les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet 1830 et qu’étant du nombre de ceux qui se rendaient avec M. Castin, officier, à sa campagne de Colombes pour prendre des munitions qu’il y faisait préparer il a été blessé d’une balle au genou en face la petite caserne de Chaillot dans les Champs-Elysées, le 28 juillet, que M. Gauthier était également du même détachement qui se rendait à Colombes et que malgré sa blessure il s’est rendu à la campagne de M. Castin mais qu’ayant été obligé d’y rester pour y être pansé par ces dames. Il n’a cessé de s’y occuper avec les personnes de la maison à y préparer des balles et cartouches. Au moment qu’il fut blessé, il était armé d’un sabre et d’une paire de pistolets, que M. Castin lui avait donnés avant de quitter la rue du Temple. » Signé : Castin (voir Castin, Charles, Nicolas), officier ; Gauthier (voir Gauthier, Charles), demeurant 58, rue Sainte-Avoye ; Bizouard (voir ce nom), demeurant 25, rue du Temple. Il signa, le 15 décembre 1830, le certificat suivant en faveur de Castin, Charles, Nicolas : « Nous, soussignés, ayant fait partie des hommes qui se sont battus dans les rue de Paris les 27, 28 et 29 juillet 1830 et d’un détachement de la VIIe légion de la garde nationale qui s’est transporté avec la colonne à Rambouillet, certifions que ledit détachement était commandé par M. Castin, sous-lieutenant, et que dès le 28 juillet il avait pris son uniforme, avec lequel il s’est transporté partout où il a jugé que sa présence pouvait être nécessaire. M. Jean-Baptiste Grosjean (voir Grosjean, Jean-Baptiste), cocher de cabriolet, certifie de plus que l’ayant toujours accompagné pendant les mémorables journées de Juillet et blessé d’une balle au genou le 28 à l’instant où M. Castin l’emmenait avec d’autres personnes pour chercher des armes et des munitions qu’il avait à sa campagne, il y conduisit également, où il resta plusieurs jours, retenu par sa blessure, que là il a vu arriver, chaque nuit, M. Castin, à travers les dangers, pour rassurer sa famille et prendre de nouvelles munitions, que ses dames, aidées de deux neveux encore très jeunes, préparaient pendant son absence, au moyen de plomb que M. Castin avait arraché du toit de la maison et pour aller plus vite on le coulait dans un moule qui se trouvait à la maison, ainsi que dans une planche rainée, qu’ensuite ces dames coupaient par petits morceaux carrés, qui pouvaient servir pour pistolets et fusils. Le 29 juillet, accompagné du sieur Jacquot, son jardinier, il fut attaqué par un détachement de gendarmerie et, se trouvant à la tête d’un groupe d’hommes, il les repoussa et s’empara d’un poste qu’ils avaient encore conservé à la barrière de Clichy. En foi de quoi, nous lui avons signé le présent certificat, pour rendre justice à la vérité et lui servir à toute occasion, comme de rendre justice à son dévouement et son patriotisme. » Il demeurait 90, rue Saint-Maur en 1830-1831 ; 5, rue Corbeau (mais rue des Cabriotes ou Cosbriotes illisible in Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Castin, Charles, Nicolas ; aussi 3, rue de Montmorency mais qui est ladresse de Castin dans son dossier in Archives de la préfecture de police AA 391) en 1831. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 25, 62 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 27 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 75 ; Archives de Paris AP VD6 356 n° 5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (secours accordés par la Commission des récompenses nationales aux blessés qui n’ont été classés dans aucune catégorie, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, idem états nominatifs des blessés admis à la répartition des fonds de la souscription nationale, 2e classe et 1re classe, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Castin, Charles, Nicolas ; Archives de la préfecture de police AA 391.

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