Groulon, Louis, Charles
Biographie
Né vers 1809 à Paris. Horloger. Il s’illustra à la Grève et au pont d’Austerlitz. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Groulon, Louis, Charles, voltigeur au 2e bataillon de la XIIe légion de la garde nationale, s’est conduit en loyal et brave citoyen dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830. Qu’il a été un des premiers à prendre les armes pour la défense de la liberté et maintenir le bon ordre dans son quartier. Que le 28 il s’est transporté à la poudrière des Deux-Moulins pour distribuer des munitions aux gens armés. Qu’il s’est réuni le 29 à la place de l’Odéon et l’Estrapade pour s’emparer des postes et des casernes de la ville de Paris. De plus, qu’il fut au nombre de ces nombreux citoyens qui sont partis pour l’affaire de Rambouillet. » Signé, le 22 septembre 1830 : Chapelle (voir Chapelle, Louis, François), graveur, demeurant 6, rue des Ursulines ; Léonard ; Hérisson (voir Hérisson, Jean-Baptiste) ; Corniller, demeurant 248, rue Saint-Jacques ; Leguillett (voir peut-être Leguillé, Jacques, Mathieu ?), voltigeur, demeurant dans le quartier de l’Observatoire ; Durand, A., voltigeur, demeurant dans le quartier de l’Observatoire ; Diosne (voir Diosne, Jean, Baptiste, Auguste) ; Decaux, demeurant dans le quartier de l’Observatoire ; Mathis, demeurant dans le quartier de l’Observatoire ; Rivet, demeurant dans le quartier de l’Observatoire ; Isambert, demeurant dans le quartier de l’Observatoire ; Dutertaut, demeurant dans le quartier de l’Observatoire ; Maquinan, demeurant dans le quartier de l’Observatoire ; Thuillier, sergent, demeurant dans le quartier de l’Observatoire ; Sauvegrain, demeurant dans le quartier de l’Observatoire ; Giroux ou Giraux, demeurant dans le quartier de l’Observatoire ; Gim..., ordonnateur en chef des armées. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, René Déprez (voir Desprez, René, François), chevalier de la Légion d’honneur et décoré de Juillet, rue des Sept-Voies n° 33 ; Hérisson (voir Hérisson, Jean-Baptiste), décoré de Juillet, rue Saint-Jacques n° 211 ; Chapelle (voir Chapelle, Louis, François), décoré de Juillet, rue des Ursulines n° 6 ; Diosne (voir Diosne, Jean, Baptiste, Auguste), rue Saint-Jacques n° 201, certifions que le sieur Groulon, Louis, Charles s’est conduit en loyal et brave citoyen dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, qu’il a été un des premiers à prendre les armes pour la défense de la liberté et maintenir le bon ordre dans son quartier. Que le 27, il ne fit rien de remarquable ; que le 28 il s’est transporté à la poudrière des Deux-Moulins, pour distribuer des munitions aux gens armés, et qu’après cela il fut présent à l’attaque du pont d’Austerlitz et ensuite à la Grève, étant sur le port au blé ; que le 29 il s’est réuni avec ses concitoyens pour s’emparer des postes et des casernes de la ville de Paris, qu’il s’empressa avec ses camarades du quartier à rétablir l’ordre parmi les prisonniers du Val-de-Grâce, ensuite prit les armes pour secourir la maison des Enfants-Trouvés, rue d’Enfer, sans oublier ses soins après cela pour la tranquillité publique, passant plusieurs nuits de suite à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. De plus, qu’il fut du nombre de ces nombreux citoyens qui sont partis pour l’affaire de Rambouillet. » Signé, le 5 août 1831 : Desprez, décoré de Juillet, demeurant 33, rue des Sept-Voies ; Herisson, décoré de Juillet, demeurant 211, rue Saint-Jacques ; Chapelle, Louis, François, décoré de Juillet, demeurant 6, rue des Ursulines ; Diosne, demeurant 201, rue Saint-Jacques. Il demeurait 231, rue Saint-Jacques en 1831. Archives de la préfecture de police AA 391.