Grunerberg, François

Biographie


Né vers 1774 à Trappou illisible en Silésie. Le 3 août 1830, il adressa la lettre suivante au maire de Belleville : « Le soussigné, ancien sergent du 8e régiment d’artillerie comptait vingt-huit années de service à l’époque de la rentrée de Louis XVIII. Il eut la croix de la Légion d’honneur pour ses faits d’armes dans les Cent Jours mais le brevet ne lui ayant pas été expédié avant le retour des Bourbons, il dut s’interdire, sous leur règne, de porter la décoration qui était le prix du sang qu’il avait versé dans les différents combats. Il vient de nouveau de sceller de son sang le mouvement qui vient de faire triompher la liberté. Il a reçu, dans la journée du 28 juillet, un coup de poignard ou de baïonnette, dans le flanc droit, qui a mis ses jours en péril. Ce ne fut qu’à la faveur d’aide et de secours qu’il put se rendre dans sa famille. Dénué de moyens, sans pension aucune, il sollicite très respectueusement les secours que le gouvernement actuel promet aux blessés qui ont concouru à faire triompher la liberté, d’autant plus que cette nouvelle blessure vient consumer le reste de ses forces. Il sollicite en outre de la bienveillance de monsieur le maire la grâce d’être illisible dans un cadre pour un service public quelconque. Sa situation et ses anciens services lui permettent d’espérer cette grâce […]. » Sa lettre était suivie de l’apostille de Burchall, médecin-chirurgien, demeurant 157, chaussée Ménilmontant, qui certifiait que Grunerberg avait reçu, le 28 juillet, une blessure dans le flanc droit, causée par un instrument tranchant, et que la plaie était d’un pouce de profondeur et d’un pouce et demi de large. Chevalier, capitaine de la compagnie de la garde nationale de Ménilmontant, certifia, le 4 août 1830, que Gruneberg (sic), malgré sa blessure, n’avait pas « cessé un instant de se rendre partout où le besoin du service l’a appelé et qu’il s’y est toujours conduit avec honneur et distinction ». Marié et père de famille, il reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut (sous le nom de Gruninberg, François) un total de cent cinq francs de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Il demanda à entrer aux vétérans. Il comparut devant le jury de la Commission des récompenses nationales le 20 janvier 1831, sous le numéro 20. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Grunerberg, François), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il demeurait 39, rue des Amandiers à Belleville en 1830. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 25 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 28 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe de larrondissement de Saint-Denis auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 90 (sous le nom de Grunerberg, François) ; Archives de Paris VK3 45 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis, blessés de la 1re classe (sous le nom de Grunerberg, François).

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