Grusse, Antoine
Biographie
Né le 2 février 1802 à Paris. Friturier sur les listes du Constitutionnel, maçon in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, aux Archives nationales et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 et aussi deux fois in Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 2e classe, (ancien) XIe arrondissement, aussi in Archives de Paris VK3 32 ; mais friturier in Archives nationales F/1dIII/33. Souffrant de deux blessures graves aux jambes (deux coups de feu in Archives de Paris VK3 32 ; une balle au tibia gauche le 29 juillet au Palais-Royal et un coup de crosse de fusil le 29 juillet au Louvre in Archives de Paris VK3 30 ; blessé le 28 juillet in Archives nationales F/1dIII/33 ; deux balles aux jambes et un coup de crosse au têton droit, le 29 juillet au Louvre in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II), marié, sa femme enceinte, il reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut un secours de soixante francs, le 19 octobre 1830, un secours de cinquante francs, le 18 mai 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juillet 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sous le nom de Gruss, Antoine sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 mars 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir reçu des contusions à la poitrine du côté droit et d’avoir été atteint d’une balle morte à la partie antérieure, moyenne et un peu externe de la jambe du même côté, blessures qui ne portent aucun caractère d’évidence et ne sauraient lui faire accorder une récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de trois cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830 (la mention suivante est inscrite en face de son nom sur le registre de la mairie : « Payer le propriétaire ». Le 15 juillet 1831, la mairie lui fournit, à titre de blessé décoré, un habillement (soit une redingote de drap bleu, un gilet de casimir noir, un pantalon avec ses guêtres de coutil blanc, un pantalon avec ses guêtres de coutil russe, un chapeau et des souliers). Il fit partie des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, choisis pour composer la délégation de décorés présente à la cérémonie d’inauguration des tables du Panthéon, sur lesquelles étaient inscrits les noms de ceux qui avaient trouvé la mort pendant les combats de Juillet. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur de deux certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « je, soussigné, certifie que le sieur Antoine Grusse, demeurant rue de la Huchette n° 44, s’est rendu à mon presbytère et à mon église le 29 juillet 1830, qu’il s’y est conduit avec beaucoup de zèle et de courage pour y maintenir le bon ordre et protéger les propriétés et les personnes, autant qu’il était en lui, et qu’il s’est opposé avec force aux mauvaises intentions de quelques malveillants qui s’y étaient introduits. En foi de quoi, je lui ai délivré volontiers le présent pour remplacer une attestation semblable que je lui ai délivrée au mois d’août. » Signé, le 3 janvier 1831 : Magnin, curé de Saint-Germain-l’Auxerrois. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, secrétaire de M. Olidon-Barrot (voir Odilon-Barrot, Camille, Hyacinthe), certifie que le sieur Antoine Grusse a, dans la journée du 29 juillet coopéré à l’attaque du Louvre et que, logé dans la maison cloître Saint-Germain-l’Auxerrois n° 37, il a rétabli l’ordre et fait respecter les propriétés voisines, qui avaient été troublé par plusieurs individus. » Signé, le 26 août 1830 : Michet. En 1830, il était père d’une fille, Léonide, Henriette, née vers 1829 à Paris (mais de deux enfants in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II). Il demeurait 37, cloître Saint-Germain-l’Auxerrois en juillet 1830 ; 44, rue de la Huchette en 1830-1831 (mais 45, place du pont Saint-Michel in Archives de Paris VD6 639 n° 6, tableau général des enfants appartenant aux veuves et blessés de juillet 1830, [ancienne] XIe mairie ; mais bien 44, rue de la Huchette in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, in Archives nationales F/1dIII/38 A et in Archives de Paris VK3 32 ; 7, rue du Paon dans le faubourg Saint-Germain en 1831 in Archives de la préfecture de police AA 391. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bi ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 86 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement, liste des citoyens blessés décorés à habiller ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement) ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, idem liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, députation du Panthéon, idem liste des décorés blessés très nécessiteux et dignes d’intérêt ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, Commission de la souscription nationale, titres provisoires des parties prenantes, reçus en échange des titres définitifs délivrés par la mairie, blessés, secours définitifs, idem bulletin des médailles, idem cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 6, tableau général des enfants appartenant aux veuves et blessés de juillet 1830, (ancienne) XIe mairie ; Archives de Paris VK3 19, (ancien) XIe arrondissement de Paris, quartier de la Sorbonne, Souscription nationale, séance du 20 octobre 1831 ; Archives de Paris VK3 30, état des habitants du (ancien) XIe arrondissement de Paris qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, idem liste des indemnitaires du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 22 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 2e classe, (ancien) XIe arrondissement et état des sommes payées aux combattants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives de la préfecture de police AA 391. In Archives de la préfecture de police AA 399 in dossier Ligné, Charles, il y a un Grusse, lieutenant à la 4e compagnie du 3e bataillon de la XIe légion qui signa, le 15 août 1830 ou 1831, le certificat suivant en faveur de Ligné, Charles, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, combattants de juillet 1830, certifions à qui de droit que le sieur Ligné, Charles, demeurant rue du Paon n° 8, faubourg Saint-Germain, s’est distingué dans les mémorables journées de notre révolution et principalement dans celles des 28 et 29. Le 28, il est allé à l’Hôtel de ville, il a pris part au combat qui s’est engagé entre la garde royale, l’artillerie et les citoyens. Il se distingua dans cette affaire par son courage. Le soir, forcé d’abandonner l’Hôtel de ville, il s’est joint à ses camarades et se sont dirigés sur le pont des Arts, où il contribua de tous ses efforts au combat de l’Institut. Le 29 au matin, il s’est dirigé vers la rue de la Monnaie et avec assez de peine il est parvenu à arriver sur la place Saint-Germain-l’Auxerrois, où il se distingua en se battant contre la troupe jusqu’à la prise du Louvre. Ayant appris qu’il existait encore de la résistance à la caserne de Babylone, il s’y est transporté et a pris part au combat jusqu’à la prise de cette caserne, où il entra un des premiers. Ayant été remarqué par son courage et comme ancien militaire par son adresse, les combattants soussignés lui donnèrent leur confiance pour la distribution des armes dans cet endroit. » Il ajoutait que Ligné était avec lui « le 29 juillet 1830 au Louvre, pour faire éteindre le feu des Suisses qui y étaient retranchés et que du Louvre nous nous sommes transportés à la caserne de Babylone ».