Guéroult, Jean-François, Alexandre ou Gueroult, Jean-François, Alexandre (ou parfois Guerault, Jean-François, Alexandre)

Biographie


Né le 2 mai 1807 à Bauquay (Calvados), fils de Gueroult, Olivier et de Philippe, Françoise, Véronique, son épouse. Tailleur de pierre (par erreur cultivateur sur les listes du Constitutionnel). Il combattit dès le 27 juillet ; le 28, il participait aux combats sur le pont d’Arcole en compagnie de Coquet, Peter et Wirth et, le 29, fut blessé par un Suisse de deux coups de sabre, reçus l’un au front et l’autre à la joue, à la colonnade du Louvre près de la porte du pont des Arts. Il reçut un secours de soixante francs en août et de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 9 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Coquet, Pierre, François, Félix (voir ce nom), né vers 1799, toiseur, demeurant 9, quai de l’Hôpital ; Lequesne, Pierre, Manuel, né vers 1795, tailleur de pierres, demeurant 12, route d’Ivry (extra-muros) ; Virlon, Sylvain (voir ce nom), né vers 1799, maçon, demeurant 5, rue de Bièvres ; Baudrié, Charles (voir ce nom), né vers 1803, marchand de vin, demeurant 31, place de l’Hôtel-de-Ville. Ils attestèrent que Guéroult, Jean-François, Alexandre avait « combattu dans les trois journées des 27, 28 et 29 juillet, que le 29 juillet il a été blessé à la figure de deux coups de sabre appliqués par un suisse sous la colonnade du Louvre porte du pont des Arts ». Le 11 avril 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Planquet, Thomas (voir ce nom), maçon, demeurant 8, rue du Bon-Puits ; Chevalier, François, Baptiste, menuisier, demeurant 19, rue Judas ; Deshayes, Jacques, Henri (voir ce nom), ouvrier en instrument de mathématiques, demeurant 221, rue Mouffetard ; Clamadieu, Jean, ouvrier sur les ports, demeurant 131, rue Saint-Victor. Ils attestèrent que Guéroult, Jean-François, Alexandre « ayant par suite de ses blessures reçues dans les journées de Juillet été obligé de cesser à exercer sa profession, s’est vu priver de ses seuls moyens d’existence ; qu’il a besoin des secours qu’il réclame pour soutenir sa femme et réparer les sacrifices qu’il a été obligé de faire pendant les maladies de deux enfants qu’il a perdus il y a deux mois environ ». Sur les listes de la mairie, les observations suivantes étaient inscrites en son face de son nom : Bonne conduite et Les renseignements pris sur lui dans les différents quartiers où il a demeuré sont loin dêtre à son avantage ; je les détaillerai. Il produisit un certificat d’indigence. Il reçut un secours de trente francs, le 16 février 1831, un secours de trente francs, le 25 février 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 16 mars 1831, un secours de dix-sept francs, le 13 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 30 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, par révision en date du 15 mars 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27, à la rue Saint-Honoré, à coups de pierres contre le gendarmes jusqu’à 7 heures et demie ; a cassé les réverbères, arrêté la voiture de briques à l’arcade Colbert ; le premier, a avancé contre le factionnaire suisse au désarmement du poste. Le 28, au pont Rouge, il eut le fusil d’un homme qui s’en allait et fut combattre au quai de la Cité jusqu’à 2 heures et demie ; à la poudrière, revenu à la Grève à 5 heures du soir. Le 29, au coin de la pompe tirant sur le Louvre ; est entré par la porte du pont des Arts. Dans les colonnes, il fut blessé par les Suisses de deux coups de sabre sur la figure. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 24 décembre 1830, à aucune voix pour la croix, six voix pour la médaille et une voix pour une mention puis, par révision en date du 15 mars 1831, il se prononça à trois voix pour la croix, huit voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il souffrait d’une paralysie de l’œil droit. Il fut admis, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 8 mars 1831, dans la 2e catégorie de la 2e classe et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à ce même titre, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il était l’un des membres du jury nommés par les blessés du (ancien) XIIe arrondissement pour l’adoption ou le rejet des demandes relatives à l’habillement de garde national, le 6 janvier 1831. Il comparut, le 9 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester « avoir combattu le 28 juillet au pont d’Arcole avec ledit sieur Wirth (voir Wirth, François, Ignace) ; savoir qu’il y a été blessé d’un coup de feu au genou gauche ». Son nom apparaît celui d’un des deux témoins, avec Chanonat Pierre Adolphe (voir ce nom), qui permirent la légalisation de la signature de Tigé, François devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, au moment où, en 1831, Tigé fit des démarches pour faire valoir ses droits devant la Commission des réclamants. En 1849, il était journalier. Il reçut un secours de cinquante francs en 1850, deux secours de soixante francs en 1851, à titre de médaillé de Juillet. Il avait épousé Perdrix le 21 janvier 1830 à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement de Paris. Il signe bien Gueroult et fait suivre sa signature des trois points maçonniques. Il demeurait 9, rue du Mûrier en 1830-1831 ; 47, rue Galande en 1849-1851. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 24 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 26 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 ; Archives de Paris VD6 92, (ancien) XIIe arrondissement, liste supplémentaire des médaillés ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 89 et sous le nom de Guerous, Jean-François, Alexandre) ; Archives de Paris VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 12, idem un feuillet intitulé Noms des blessés présents à la ville, idem un feuillet intitulé Liste des blessés adressés à M. le préfet de la Seine, sur son invitation en date du 21 décembre ; Archives de Paris VK3 14, une pièce en date du 8 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 33, états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 15 mars 1831, idem (ancien) XIIe arrondissement, liste supplémentaires de décorations, idem Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 24 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement, idem une liste de blessés ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Wirth, François, Ignace ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 83, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Ministère de l’Intérieur, Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 26 du budget de 1851 (secours à divers titres), en date du 23 février 1851, minutes 167-169 ; idem Proposition, en date de 1851, d’accorder à des décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 11.390 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom de Guéroult, Alexandre, Jean-François) ; Archives de la préfecture de police AA 415 in dossier Tigé, François.

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