Guichard, Pierre, Joseph
Biographie
Né vers 1792 à la Barange illisible (Mayenne). Cocher ou postillon. Il fut tué, le 28 juillet (mais le 29 juillet in Archives de Paris DM13 1) par la garde royale au cours de circonstances mal établies, dans la cour du 1, allée d’Antin sur les Champs-Elysées, dans l’établissement de voitures à cheval de Stanislas Lecomte, chez il était venu chercher de l’embauche et alors que la garde royale y était réfugiée. Il mourut à Beaujon le 29 juillet. Le témoignage suivant établissait les circonstances de sa mort : « L’an 1830, le 28 juillet, vers les 3 heures de relevée, quelque temps après l’arrivée aux Champs-Elysées du 2e régiment de l’ex-garde royale venant de Versailles, un piquet de soldats de ce régiment étant embusqué sur le cours de la Reine, deux grenadiers entrèrent dans la cour de mon établissement, sis allée d’Antin n° 1 ; l’un d’eux, exténué de fatigue et refusant de tirer sur ses concitoyens fut maltraité par un lieutenant, au point d’avoir besoin de secours, qu’on s’empressa de lui donner. Pendant ce temps, son camarade, également fatigué, demanda quelque chose pour se rafraîchir. Le nommé Guichard, postillon, arrivant le même jour de Mondésir pour me demander une place de cocher, lui fit donner un verre de vin. Le lieutenant étant venu de nouveau pour le faire sortir ainsi que celui qui était évanoui, il se retira seul, laissant son camarade sur un lit de paille où on l’avait déposé et se plaça l’arme au bras devant la grande porte de l’établissement. A peine s’était-il mis dans cette position que sous le prétexte que quelques coups de fusils s’étaient fait entendre près de là, il entra de nouveau dans la cour et, tirant à bout portant pour ainsi dire sur les hommes qui s’y trouvaient rassemblés, frappa le malheureux Guichard d’un coup de feu. La balle, après lui avoir fracassé le bras gauche traversa la poitrine et sortit derrière l’épaule. Tandis qu’on s’empressait de le relever, le brigand qui l’avait frappé se retira quelques pas et continua dans la cour mais la rage l’aveuglait sans doute car aucun de ses coups ne porta. Le malheureux Guichard fut porté de suite à l’hôpital Beaujon par les sieurs Boucher, Rapp, Poisson, cochers, Lemoine palefrenier, qui le remirent entre les mains des chirurgiens. Ses papiers furent déposés au même lieu, où on pourra trouver les illisible, âge et lieu de naissance. Etaient présents, les sieurs Verdier, directeur, Lecointe, Larsonneau bourrelier, Boucher, Rapp, Poisson, Renault, Cotelle cocher, Lemoine, Duras et Cogne palefreniers, mesdames Hersent, Verdier et Victoire Poussepin. » Signé, le 10 novembre 1830 (pour les noms lisibles) : Lecomte ; Lecointe ; Regnault ; Hersent ; Pouspin ; femme Verdier ; Larsonneau. Il demeurait à Arpajon en 1830 (mais rue Jean-Jacques-Rousseau in Archives de Paris DM13 1). Archives de Paris VD6 92 in dossier Denis, Lucien, Paul, Marie (sous le seul nom de Guichard) ; Archives de Paris VD6 121 n° 2, mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 4 une liste de deux pages en date du 31 juillet 1830 et signée Laroche ; Archives de Paris DM13 1, préfecture du département de la Seine, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) Ier arrondissement (sous le nom de Guichard, Pierre, Joseph) ; Relire donc : Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Morisée, L., A. (sous le seul nom de Guichard).