Guignon, Pierre, Michel
Biographie
Né le 18 juillet 1810 à Nancy (Meurthe). Commis marchand. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Charles Guignon (sic) a montré, pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet, le plus grand dévouement à la cause de la liberté, en se battant avec nous le 28 pendant la journée à l’Hôtel de ville et le 29 à l’attaque de la caserne de Babylone, ainsi que sur divers points où il a fait preuve de zèle et de courage, en faisant le coup de fusil dans les endroits les plus dangereux. » Signé : Michel fils aîné, demeurant 22, rue Guénégaud (voir Michel, Charles, Louis) ; Noël, maréchal des logis à l’ancien 5e hussard ; Henry, Jean-Baptiste, Victor (voir ce nom), étudiant en droit, demeurant 4, rue Percée ; Grare, François, Anne, Dominique (voir ce nom), demeurant 5, rue de la Harpe ; Barbedienne, élève en pharmacie ; Farne, pharmacien, demeurant 4, rue Percée. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il sollicita un « grade de fourrier dans un des corps de nouvelle création ou bien dans tout autre d’infanterie ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Il signa (sous le nom de Guigon, Charles et avec presque les mêmes signataires que plus haut : Barbedienne, Farme, Noël, Henry), le 12 octobre 1830, le certificat suivant en faveur de Michel, Charles, Louis : « Les soussignés certifient que M. Michel, Charles, Louis, né le 23 mars 1800 à Paris, a toujours professé des opinions conformes à l’honneur et embrassé sincèrement la cause de la liberté dès les premiers instants de l’émission des fatales ordonnance. Il fit partie des groupes improbateurs qui parcouraient le Palais-Royal le 27. Il donna dans la rue Saint-Honoré l’exemple des cris de Vive la Charte ! Le 28, il était armé dès le matin et il parcourait les différents points attaqués avec les défenseurs de nos libertés. Le 29, il accomplit avec énergie et loyauté la mission périlleuse dont il fut chargé en provoquant et décidant l’insurrection de l’Ecole d’Alfort, mouvement qui amena les résultats les plus favorables à la cause nationale. Depuis les immortelles journées, il jouit modestement du témoignage que lui rend sa conscience, de l’estime de ses camarades, de ses amis, qui rendent justice à son courage et à son dévouement à la patrie. Tous ses efforts, ses actions ont été consacrés à l’établissement de l’ordre public, à la conservation des droits et à l’accomplissement des devoirs auxquels a donné naissance notre glorieuse révolution. » En 1831, il était maréchal des logis au 3e régiment des lanciers, en garnison à Libourne (Gironde). Sa médaille et son brevet lui furent délivrés le 16 septembre 1831, par procuration de Guignon, demeurant passage Bourg-Labbé, 249, rue Saint-Denis. Il demeurait 242, rue Saint-Denis, passage Bourg-Labbé, en 1830. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives de Paris VD6 281 n° 1, Etat nominatif des militaires décorés de la croix spéciale ou de la médaille, inscrits sur les listes du (ancien) IVe arrondissement de Paris ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Liste des militaires ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement.