Guillaud, Bernard, Louis
Biographie
Ingénieur géomètre. Il avait remis, le 13 septembre 1830 ses pièces justificatives devant la Commission des récompenses nationales, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Celle-ci les ayant perdus, il sollicita, en 1831, la décoration de Juillet. Il fournissait, à l’appui de sa demande, un certificat ainsi rédigé : « Nous, soussignés, pour rendre hommage à la vérité, certifions que le sieur Guillaud, ingénieur-géomètre et chasseur à 1re compagnie du 4e bataillon de la VIe légion, demeurant rue des Marivaux-Lombards n° 11, a, dans la matinée du 29 juillet 1830, fait à des citoyens dans une pièce dépendante de la préfecture de la Seine (qui dans ce moment était entièrement abandonnée) la distribution d’un baril de poudre ; que pendant qu’il était occupé à cette distribution des malveillants ou des têtes écervelées, animés de l’esprit de la vengeance, voulaient mettre le feu dans les bureaux et bâtiments de la ville, que par sa fermeté, son énergie et son empressement à leur distribuer de la poudre, il les a détournés de ce dessein funeste, que pendant un moment, sa vie a été menacée et que c’est à ce zélé citoyen que nous devons la conservation de ce superbe et précieux bâtiment et de tout ce qu’il contenait et qu’il a en outre combattu à la grève. » Signé, le 19 août 1830 : Bayol, armurier, demeurant 12, place du Marché-Saint-Jean ; Carcinier, rentier, demeurant 12, rue des Acacias ; Bassot, bijoutier, demeurant 166, rue Saint-Martin ; Borde, membre de l’ancien Collège de pharmacie de Paris, ex-pharmacien en chef des armées, demeurant 8, rue Albouy ; Belloir (voir Belloir, Auguste), tapissier, demeurant 15, rue de la Tixéranderie ; Delaruelle (voir Delaruelle, Joachim), sous-lieutenant du 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, demeurant 26, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois. Un certificat du commissaire de police du quartier du Temple, Haimonnet, en date du 20 février 1831, attestait aussi que Guillaud « était du nombre des huit chasseurs qui sont arrivés les premiers à la caserne du faubourg du temple le 24 novembre 1830, dans l’affaire des contrebandiers. Que la bonne contenance et la fermeté qu’ils ont mises pendant une heure qu’ils ont été seuls méritent des éloges et, quand ils ont eu du renfort, ils ont contribué à l’arrestation des contrebandiers en les désignant et en prêtant main-forte ». Il était caporal à 1re compagnie du 4e bataillon de la VIe légion de la garde nationale, depuis l’organisation de la garde nationale et, selon un certificat délivré par ses camarades, « a toujours fait son service avec un zèle et une exactitude qui mérite des éloges et qu’il n’a jamais manqué aux appels qui lui ont été faits lors des troubles ». Il demeurait 11, rue des Marivaux-Lombards en 1831. Archives nationales F/1dIII/57.