Guillemant, Charles, Alexandre
Biographie
Né le 18 septembre 1809 à Louhans (Saône-et-Loire). Elève de l’Ecole polytechnique. Selon le rapport que fit, en date du 15 février 1831, Lannoy (voir Lannoy Raignault de, Camille, François), autre élève de la même Ecole et choisi pour établir les droits de chacun des élèves à une récompense honorifique, en fonction de la part prise aux combats de Juillet, et cette part prise en uniforme ou en habits bourgeois, il était du nombre de ceux dont Lannoy disait qu’ils « ont combattu en uniforme dans les journées de Juillet et me paraissent avoir mérité la décoration spéciale ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, il était élève à l’Ecole d’application de l’artillerie et du génie, à Metz (Moselle). Selon l’Histoire de l’Ecole polytechnique de Gaston Pinet, il devint général de division puis sénateur. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Histoire de l’Ecole polytechnique, Gaston Pinet, Paris, chez Baudry, 1887, p. 152 (sous le nom de Guillemaux). In Archives de Paris VD3 8, révolution de 1830, lettres de polytechniciens, rapports divers, etc. in dossier Pomaret, ce dernier parle d’un Guillemaut dans ces termes : « […] Je me procurai un fusil et je marchai sur la caserne de Babylone. On m’objecte que les uniformes étaient plus en danger que les habits bourgeois, c’est vrai mais je ferais remarquer que je n’ai presque pas quitté Lebœuf (voir Leboeuf, Edmond) et d’autres élèves et qu’ainsi j’étais exposé autant qu’eux ; deuxièmement que les uniformes avaient plus d’influence, c’est vrai mais je me suis fait connaître à beaucoup de monde, si bien que Guillemaut (élève), s’étant éloigné un moment de son peloton, tous ceux qui en faisaient partie me prièrent de le remplacer, quoiqu’il en eût indiqué un autre […]. »