Guillet, Pierre
Biographie
Né à Nantes. Ouvrier charpentier. Il combattit le 28 juillet dans la rue Saint-Honoré, où il poursuivit les soldats de « la garde royale jusqu’au Palais-Royal ». Le 29, il entra dans le Louvre, qu’il quitta pour participer à l’attaque de la caserne de Babylone au cours de laquelle il montra, selon Andras Dumontois « autant de sang-froid que de courage ». Il reçut, après la révolution, un total de cent francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il fut nommé, sur recommandation de la Commission des récompenses nationales, mesureur de grains auprès de la ville de Nantes. En 1831, la Commission des récompenses nationales écrivait à son sujet au président du Conseil : « […] N’est porté pour aucune récompense honorifique, cependant j’ai acquis la persuasion intime que ce brave citoyen a bien mérité de la patrie dans la grande semaine et si la Commission ne lui a pas accordé la décoration c’est qu’étant absent de Paris il n’a pas pu se présenter au jury de son arrondissement. La Commission verrait avec plaisir, monsieur le président, que vous voulussiez bien le comprendre dans l’état des décorations pour les départements puisqu’elle ne peut réparer le tort bien involontaire qu’elle a fait à ce brave citoyen ». Proposé pour recevoir la Croix de Juillet par la Commission des récompenses pour le département de Loire-Inférieure, Guillet ne fut finalement pas décoré, la Commission n’ayant aucune qualité pour des faits qui s’étaient passés à Paris. Il demeurait 98, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1830 ; à Sainte-Luce (Loire-Atlantique) en 1831. Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Atlantique, séance du 21 mai 1832.