Guillier, Edme, Verin
Biographie
Né (sous le nom de Guillier, Edme, Verain dans son acte de naissance) le 23 ventôse an XI (14 mars 1803) à Clamecy (Nièvre), fils de Guillier, Léonard, Verain (sic), marchand d’étoffes, et de Fauseau, Madeleine, son épouse. Mégissier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans les deux chevilles, le 28 juillet, alors qu’il combattait dans rue Neuve-des-Petits-Champs en face du passage Colbert (mais d’un coup de feu au pied gauche avec déformation et ankylose du membre in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 9 avril 1831, le maire de la ville de Clamecy, délivrait un certificat, attestant que Guillier, Edme, Verain (sic), « appartient à une famille honnête et digne sous tous les rapports de l’estime générale dont elle jouit ; que ce jeune homme a toujours eu une conduite très régulière et qu’il ne nous a jamais été porté aucune plainte sur son compte ; certifions en outre que ses père et mère ont une très nombreuse famille, composée de huit enfants et qu’ils sont peu fortunés ». Le 13 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Durand, Louis, Siméon (voir ce nom), né vers 1806, tailleur d’habits, demeurant 342, rue Saint-Denis ; Couvrechel, Jean-Louis, Alphonse (voir ce nom ; il signe bien Couverchel), né vers 1798, demeurant 254, rue Saint-Martin ; Raout, François, Pierre (voir ce nom), né vers 1784, tailleur d’habits, demeurant 8, rue de Bretagne ; Dutour, Maximilien (voir ce nom), mécanicien, demeurant 63 bis, rue de Ménilmontant. Ils attestèrent parfaitement connaître Guillier, Edme, Verin et « savoir qu’il a combattu le 28 juillet 1830 et qu’il a été blessé rue Neuve-des-Petits-Champs en face du passage Colbert, d’un coup de feu aux deux chevilles ». Il reçut un secours de vingt-huit francs, le 2 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 9 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 16 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 23 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 2 mars 1831, un secours de vingt-huit francs, le 9 mars 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 16 mars 1831, un secours de vingt-trois francs, le 27 avril 1831, un secours de cinquante francs, le 30 avril 1831, un secours de cinquante francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 29 décembre 1830, à deux voix pour la croix, sept voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Guillier, Edme, Varin sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Admis (sous le nom de Guillier, Edme, Verin) dans la 5e classe des blessés, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 10 mars 1831, il fut pensionné de cinq cents francs. Il est répertorié (sous le numéro 977) dans la liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Il signa un certificat en faveur de Durand, Louis, Siméon, comme quoi ce dernier s’était battu et avait été blessé le 29 juillet dans la rue de Rohan. Son uniforme de garde national lui fut fourni gratuitement. Il demeurait 190, rue Mouffetard et 11, rue Saint-Jacques en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 65 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 69 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 112 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2, mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 4 une liste de deux pages en date du 31 juillet 1830 et signée Laroche (sous le nom de Guiller, Hippolyte) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 977) ; Archives de Paris VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 29 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques (sous le nom de Guillier, Edme, Vérin), idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants (sous le nom de Guillier, Edme, Vérin) ; Archives de Paris VK3 35, liste des décorés des 27, 28 et 29 juillet, qui ont été habillés en exécution de l’arrêté de M. le préfet de la Seine (sous le nom de Guillier, Hippolyte, Edme, Vrain) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement (sous les prénoms d’Edme, Verin, que j’ai laissés mais à vérifier) ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Durand, Louis, Siméon ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 5e classe. sans doute le même que Guillier, Edme, Varin.