Guyon, Louis, Alexis

Biographie


Né en 1782 ou vers 1779 à Condé (Aisne). Ex-garde général des forêts. Il est répertorié (sous le numéro 841) dans la liste des demandes de secours et (sous le numéro 1017) dans celle des demandes diverses, posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 18 janvier 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, à la porte Saint-Martin. Le 29, au Louvre, place Saint-Germain-l’Auxerrois, parti avant la prise pour se battre rue Saint-Honoré jusqu’à 3 heures. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 19 janvier 1831, à aucune voix pour la croix, neuf voix pour la médaille et une voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Guillon, Louis, Alexis), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il est indiqué pour avoir reçu, comme ancien condamné politique, un secours de dix francs en décembre 1833, un secours de dix francs en janvier 1834, ce qui représentait sans doute le montant d’un secours mensuel qui lui fut alloué, pendant tout le règne de Louis-Philippe comme ancien prisonnier politique. En 1835, suite à une demande de secours qu’il sollicita, le ministère de l’Intérieur demandait au préfet de police de recueillir des renseignements à son sujet. Il fit partie de la délégation de soixante-treize décorés de Juillet, qui, le jour de la fête du roi le 1er mai, sans doute en 1839 (en tout cas après 1838), se présentèrent à son palais, pour le féliciter et l’assurer de leur entier dévouement ainsi qu’aux membres de sa famille (voir la liste des décorés à Grand, Pierre). En 1845, il demanda l’augmentation du secours annuel de cent vingt francs qu’il recevait. En mars 1848, presque aveugle, sans fortune ni moyen d’existence, il sollicita un secours. Le 1e juillet 1845, sa demande d’augmentation des cent vingt francs de secours qu’il recevait de la part du gouvernement fut rejetée par la Commission de répartition des secours de la préfecture de police. En 1851, il reçut un secours de trente francs, de la part de la préfecture de police, à titre d’ancien prisonnier politique, sans doute sous la Restauration. Il reçut un secours de soixante francs en 1852 et en 1853, à titre de médaillé de Juillet. A chaque trimestre de 1852, il reçut un secours de trente francs, de la part de la préfecture de police, à titre de condamné politique sous la Restauration. Il reçut un secours de trente francs au 1er trimestre de 1853, de la préfecture de police, en tant qu’ancien condamné politique. Il demeurait 139, rue Saint-Victor en 1830-1835 ; 21, place Maubert sans doute vers 1838 ; 8, rue d’Aligre, chez M. Lorin en 1848 ; 19, rue Beauveau dans le faubourg Saint-Antoine en 1849 ; 3, rue des Trois-Pavillons au Marais en 1851 ; 104, rue Vieille-du-Temple chez Lenoble en 1852-1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité quatre fois dont la deuxième sous le numéro 180, la troisième sous le numéro 841 et le nom de Guyon, Louis, Alexis, la quatrième sous le numéro 1017 et le nom de Guyon, Louis, Alexis) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés, liste des demandes de secours et liste des demandes diverses ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 19 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 18 janvier 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 45 (couverture du dossier Garnier, Jean-Baptiste) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives nationales AB XIX 15 papiers des Tuileries (trouvés lors de l’envahissement du palais par le peuple en février 1848, N.D.A.), décorés de juillet 1830, citoyens qui ont pris part aux événements de 1830 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées aux condamnés politiques, résidant à Paris, pour le mois de décembre 1833 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées aux condamnés politiques, résidant à Paris, pour le mois de janvier 1834 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées aux condamnés politiques, résidant à Paris, pour le mois de janvier 1834 ; Archives de la préfecture de police AA 366, séance du 1er juillet 1845, idem Etat des allocations accordées pour le mois de janvier 1848 aux condamnés politiques de la Restauration qui résident à Paris (pour un secours mensuel de dix francs) ; Archives de la préfecture de police AA 368, Etat de répartition des secours, budget de 1851, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, 1er trimestre 1852, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852 (secours à divers titres), minute 209, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852 (secours à divers titres), et afférents aux 3e et 4e trimestres de 1852, minute 263, idem Etat de répartition de secours entre quatre-vingt-sept personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 3e et 4e trimestres réunis, minute 265, idem Etat de répartition de secours entre vingt-cinq personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 1er trimestre 1853, minute 275 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 72 ; idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852, idem Proposition d’accorder à onze décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 655 francs, minutes 269-271, en date du 17 février 1853. Cest lui dans le récit de Godron, Auguste in Archives de Paris VK3 45 in dossier Godron, Auguste ? Il est juste cité une fois…

Guyon Ducrétot.

« Au moment où les citoyens s’emparaient du château des Tuileries, M. Guyon Ducrétot vit un jeune homme d’environ vingt-quatre ans, armé d’un pistolet dans une main et d’un sabre de gendarme dans l’autre, étendre un Suisse à ses pieds ; prompt à recharger son arme, il était à peine en mesure de faire feu à nouveau, lorsqu’il fut assailli par deux autres Suisses qui voulaient venger la mort de leur camarade. Le jeune homme abattit un de ces deux Suisses, en faisant feu sur lui, et mit l’autre en fuite en le frappant sur la tête de grands coups de sabre. “Voilà, s’écrie-t-il vivement en revenant vers ses camarades, l’usage qu’un Français doit faire de ses armes ; c’est contre l’ennemi étranger qu’il doit les diriger.” M. Guyon Ducrétot qui se trouvait en dehors de la grille, se précipita à la porte, afin de savoir le nom de cet intrépide jeune homme ; il ne put savoir qu’avec beaucoup de peine qu’il se nomme Formage, et demeure rue Saint-Denis. “Je n’ai fait que mon devoir comme les autres, lui dit-il. Le généreux Casimir Perier m’a remis des armes, pouvais-je en faire un autre usage ?” A ces mots, il rejoint ses camarades, et fait avec eux son entrée dans le château, aux cris de Vive la Charte ! » Le Constitutionnel, 18 août 1830 ; Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusquau 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 171-172 ; Histoire de la révolution des quatre-vingt-seize heures, de ses causes et de ses effets, Auguste Imbert, 2e édition, Paris, Guyonnet éditeur, 1830, p. 139-140 ; Le National, 4 août 1830 ; Essai historique et philosophique sur la révolution française de juillet 1830, Teyssèdre, Paris, chez Constant-Chantpie, p. 171.

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