Haeberlès, Jean-Baptiste
Biographie
Né (sous le nom d’Haberlé, Jean-Baptiste dans son acte de naissance) le 27 avril 1809 (mais le 17 avril 1809 in Tableau général et alphabétique des pensions) à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), fils de Haberlé, Jacob, cordonnier, et de Ganshey, Antoinette, son épouse. Garçon cordonnier. Il fut blessé, le 28 juillet vers 19 ou 20 heures, alors qu’il combattait sur la place de Grève, d’un coup de feu reçu dans la main droite, qui la traversa de part en part. Il fut soigné à l’Hôtel-Dieu, à partir du 29 juillet jusqu’au 30 août puis à la maison de convalescence de Saint-Cloud. Il reçut (sous le nom Haeberles) un secours de quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le 15 août 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Collin, Nicolas (il signe bien Collin), ébéniste, demeurant 15, rue du Bar-du-Bec ; Ballerin, Hippolyte, tailleur, demeurant 15, rue du Bar-du-Bec ; Sagne, Célestin, horloger, demeurant 24, rue de la Verrerie. Ils déclarèrent parfaitement connaître Haeberlès, Jean-Baptiste « et savoir que le mercredi 28 juillet dernier il a pris part aux divers combats qui ont eu lieu sur la place de Grève entre les citoyens et l’ex-garde royale et les Suisses et qu’entre 7 et 8 heures du soir il y a reçu une balle dans la main droite, qui l’a traversée de part en part ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Admis dans la 4e classe des blessés, il fut pensionné de quatre cents francs (mais de cinq cents francs in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension et in Archives nationales F/1dIII/58). Sachant lire et écrire, il sollicita un emploi de facteur à la poste, qu’il obtint puisque, en 1831, il était facteur surnuméraire. Il reçut une allocation de quarante francs en 1849, à titre de (pourtant) médaillé de Juillet. Sa veuve reçut un secours en 1850, un secours de cinquante francs en 1851 et en 1852, à titre de veuve d’un (pourtant) médaillé de Juillet. Sans doute avait-il épousé Jeanson, Joséphine, Rosalie, le 8 janvier 1831 à la mairie du (ancien) VIIe arrondissement de Paris. Il demeurait 15, rue du Bar-du-Bec en 1830 ; 12, rue de la Verrerie puis 14, rue Lesdiguières en 1831 mais 15, rue Bar-du-Bec en 1831 in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien 12, rue de la Verrerie deux fois in Archives nationales F/1dIII/36 et aussi in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension et aussi in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé ; sa veuve, 7, rue Guénégaud en 1849-1852. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 70 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ;Archives de Paris VD6 371 n° 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août (sous le nom d’Haberlé, Jean-Baptiste et sous celui d’Haeberle, Jean-Baptiste) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension (sous le nom d’Haberlé) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1/dIII 82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 8-9 état des pensionnaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 4e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116 (où il est pourtant indiqué comme médaillé de Juillet), idem, Proposition, en date du 25 mai 1851, d’accorder à 34 décorés, médaillés, veuves et combattants de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 1.895 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 186-188 (où sa veuve est pourtant indiquée comme veuve d’un médaillé de Juillet), idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 (comme veuve d’un médaillé de Juillet).