Haize, Jean-François

Biographie


Ouvrier maçon à Vaugirard. Blessé et père de famille, il reçut un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions, pour rendre hommage à la vérité, que le sieur Haize, Jean-François, maçon, demeurant à Vaugirard, rue de la Procession, n° 24, chez M. Julien, était avec nous aux journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, qu’il a combattu tant à l’Hôtel de ville qu’au quai aux Fleurs et à la caserne de Babylone et qu’il a donné, dans toutes ces circonstances, des preuves de courage et du plus grand dévouement à la cause de la liberté de son pays, qu’il a contribué avec nous au désarmement du poste de la garde royale près la rue de Verneuil, qu’il était également à celui de la gendarmerie de Vaugirard. » Signé, le 1er août 1830 : Simon ; Caltiau ; Coulon ; Isabeth, Jean-Baptiste. Il donna aussi les explications suivantes sur sa conduite : « Quand nous avons été à la mairie pour avoir des armes, le maire nous a donné un petit billet pour prendre des armes chez M. Alban. Quand nous sommes entrés chez M. Alban, il prenait un bain de pieds. Il nous a dit qu’il en avait bien mais qu’il ne les croyait pas en trop bon état depuis quinze ou seize ans qu’il les avait en dépôt. Il nous les a données, en nous disant Vous vous en arrangerez comme vous pourrez et deux fusils que nous avons pris chez la veuve Thomas, rue de l’Ecosse. » On trouve aussi cette lettre, adressée à la Commission : « D’après les interrogations que vous m’avez faites devant M. Gautier à la fabrique de M. Julien, vous m’avez demandé ce que j’avais fait à Babylone. Nous avons fait une décharge sur la caserne. Vous m’avez demandé s’il y avait des pièces de canon, il y en avait une. Vous m’avez demandé s’il y avait des personnes à cheval, oui, son cheval était rouge et le cavalier qui le montait avait un chapeau à trois cornes. Si je me rappelais de ce qu’une personne m’avait dit à la porte de la caserne, non. C’était M. Guyot qui m’a parlé et m’a dit laquelle de la médaille ou de l’argent que j’aimerai le mieux. Là-dessus, je n’ai rien répondu. Je suis surpris que la Commission ne m’ait pas écrit. Les personnes qui étaient avec moi à l’affaire ont reçu leur lettre pour paraître à la Commission ; moi, rien. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Sceaux. Il demeurait chez Julien, fabricant, 24, rue de la Procession à Vaugirard en 1830. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VK3 46.

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