Hanssen, Martial, Célestin
Biographie
Né vers 1811. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, attestons que le nommé Martial, Célestin Hanssen, âgé de dix-neuf ans, demeurant chez son père, ébéniste, rue Bailleul, n° 11, a assisté à tous les combats qui ont eu lieu dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830. Le mardi 27, ce jeune homme sortit à 8 heures du soir, aida à casser les réverbères dans les rues Saint-Honoré, des Poulies et de l’Arbre-Sec, ensuite, aidé de quelques jeunes gens, il ferma le passage à la gendarmerie à cheval, en plaçant des cordes de la rue Saint-Honoré à la fontaine de la rue de l’Arbre-Sec. Le mercredi 28, il sortit à 9 heures du matin de la rue Bailleul, se joignit à douze gardes nationaux, dont quatre en bourgeois mais armés, les huit autres habillés, se rendit à la mairie du (ancien) IVe arrondissement, mais, passant rue du Roule, il fallut se faire passage à travers un détachement du 15e d’infanterie légère. Après avoir stationné quelque temps à la mairie, il se réunit à la légion improvisée et vint passer quelque temps sur la place du Louvre, et continua sur la place des Victoires, où l’on nous fit mettre sur trois rangs en présence de la ligne, qui, effrayée de notre imposante attitude, continua sa route sans oser nous attaquer. Notre légion fut ensuite conduite sur la place de la Bourse et on nous lut un ordre et ensuite nous nous mîmes en route parcourant les rues Montmartre, celle Montorgueil, aux acclamations de Vive la garde nationale ! Nous arrivâmes rue des Prouvaires, où nous reçûmes une décharge du 15e d’infanterie légère. Ce jeune homme, placé en tête, riposta à cette décharge qui frappa son voisin à la cuisse et ensuite se rendit à la halle à la viande, où pendant quatre heures il résista par un feu nourri aux tirailleurs de la ligne et de la garde, qui s’avançaient à chaque instant. Le 29 au matin, il travailla dès les 5 heures à la barricade de la rue des Poulies, sous le feu continuel des Suisses. Deux fois, la barricade fut reprise et trois camarades de ce jeune homme furent blessés grièvement. Il se plaça ensuite sous les [illisible] du Louvre, affrontant tous les dangers, tira sur les Suisses et se jeta ensuite sur le Louvre aussitôt que l’issue pour y entrer fut pratiquée. Du Louvre, il se rendit sur la place du Palais-Royal et se battit au coin de la rue Richelieu et pénétra dans la maison d’où l’on jeta les gardes royaux par les fenêtres. Le 29, il fit partie du poste établi hôtel d’Aligre, passa la nuit à faire de fréquentes patrouilles et, les jours suivants, il montra beaucoup de zèle et de dévouement. » Signé : Roux, J., maison Durand-Brager, 11, rue Bailleul ; Rambal, sergent à la 3e compagnie du 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, demeurant 11, rue Bailleul ; Sassot (voir ce nom), épicier, sergent à la 3e compagnie du 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, demeurant 3, rue des Poulies ; Moreau, débitant de tabac, caporal à la 3e compagnie du 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, demeurant 22, rue du Louvre ; Kibourg, Jean-Jacques, Paul (voir ce nom), sergent-major à la 3e compagnie de chasseurs, demeurant 2, rue des Poulies ; Grandfils, caporal à la 3e compagnie du 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale ; Forel, François (voir ce nom), sergent des grenadiers du 2e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, demeurant 11, rue Bailleul ; Durand-Brager, Vital, Denis, capitaine de la 3e compagnie du 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, demeurant 11, rue Bailleul ; Bluqiner illisible, demeurant 11, rue Bailleul ; Perrot, demeurant 12, rue Bailleul ; Raunet illisible, demeurant 11, rue Bailleul ; Demedenne illisible, demeurant 12, rue Croix-des-Petits-Champs. Son dossier est annoté de l’observation suivante : « N’a droit à rien. » Il demeurait 11, rue Bailleul en 1830. Archives de Paris VD6 631 n° 1, couverture du dossier de Rojare, Paul, Emile ; Archives de Paris VD6 278 in dossier Hanssen, Pierre, Antoine. Il était sans doute parent de Hanssen, Pierre, Antoine, qui demeurait lui aussi 11, rue Bailleul en 1830.