Harlay, Louis, Melchior
Biographie
Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Sceaux (sous le seul nom d’Harlay sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et in Archives nationales F/1dIII/39). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom d’Harlay, Louis, Melchior), auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il avait épousé Houdaille, Jeanne, qui mourut le 24 septembre 1860 à Vanves, et dont il eut au moins une fille : Françoise, Denise, épouse Ringuenoire, Victor, Zacharie. Il demeurait à Vanves en 1831 ; sa veuve, 5, rue Normande à Vanves en 1860. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Minutes et répertoires du notaire Pierre Aveline, MC/ET/CIII/760.
Harmand.
Né à Metz (Moselle). Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. En 1831, il était receveur à Metz. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille VIIe arrondissement. Il y a in Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées aux condamnés politiques, résidant à Paris, pour le mois de décembre 1833 et Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées aux condamnés politiques, résidant à Paris, pour le mois de janvier 1834, un Harmand, Louis qui reçut, comme ancien condamné politique, un secours de dix francs en décembre 1833, un secours de dix francs en janvier 1834, ce qui représentait sans doute le montant d’un secours mensuel qui lui fut alloué, pendant tout le règne de Louis-Philippe comme ancien prisonnier politique. In Archives de la préfecture de police AA 366, Condamnés politiques sous la Restauration, Commission de répartition des secours, séance du 7 août 1844, pièce 314 : Dans sa séance du 7 août 1844, la Commission de répartition des secours décida de porter à vingt francs par mois le secours de quinze francs mensuels que recevait jusque-là Harmand, Jean-Marie (sic…) ; le même voit son secours passer à vingt-cinq francs mensuels en 1845 in Archives de la préfecture de police AA 366, Condamnés politiques sous la Restauration, Commission de répartition des secours, séance du 3 avril 1846. In Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées pour le mois de janvier 1848 aux condamnés politiques de la Restauration qui résident à Paris (Harmand, Jean-Marie pour une somme de quarante francs) ; In Archives de la préfecture de police AA 368, Etat de répartition des secours, budget de 1851, Harmand, Jean-Marie, demeurant impasse Constantine à Montmartre reçut un secours de cent vingt francs de la part de la préfecture de police, à titre d’ancien prisonnier politique, sans doute sous la Restauration ; in Archives de la préfecture de police AA 368, Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, 1er trimestre 1852, au premier trimestre de 1852, un Harmand, Jean-Marie, demeurant à Villers-Cotterêts (Aisne), reçut un secours de cent vingt francs, de la part de la préfecture de police, à titre de condamné politique sous la Restauration, idem au deuxième trimestre in Archives de la préfecture de police AA 368, Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852 (secours à divers titres), minute 209, aux 3e et 4e trimestre in Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852 (secours à divers titres), et afférents aux 3e et 4e trimestres de 1852, minute 263, idem Etat de répartition de secours entre quatre-vingt-sept personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 3e et 4e trimestres réunis, minute 265 ; in Archives de la préfecture de police AA 368, Etat de répartition de secours entre vingt-cinq personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 1er trimestre 1853, minute 275, il reçut un secours de cent vingt francs au 1er trimestre de 1853, de la préfecture de police, en tant qu’ancien condamné politique.
Harmand, Joséphine, veuve.
Né vers 1786 à paris. Marchande de fruits, au coin de la rue du Faubourg-Saint-Honoré et du boulevard de la Madeleine. Elle participa à la construction des barricades dans les rues du Faubourg-Saint-Honoré, Royale et aux Champs-Elysées. On trouve son nom (Armand, André), inscrit sous le numéro 971, sur une fiche de personnes secourues, après la révolution, par la mairie du (ancien) Ier arrondissement. La mention suivante est annotée sur sa fiche : « A travaillé activement aux barricades de la porte Saint-Honoré, lui, sa femme et ses demoiselles. Certifié par M. Anguil (voir plus loin). » Elle reçut un secours de vingt francs auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Elle déposa, le 9 août 1831, un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la médaille de Juillet et des secours. Elle était détentrice du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants du faubourg Saint-Honoré, certifions à tous qu’il appartiendra connaître la femme Harmand, née Joséphine Cochegrue, dite Courcelle, demeurant à Paris rue du Faubourg-Saint-Honoré n° 9, pour une personne honnête et peu heureuse. Elle est réduite à vendre des fruits sur le boulevard de la Madeleine au coin du faubourg. Cette femme a donné les preuves les moins équivoques de son courage et de son dévouement dans les journées mémorables de juillet dernier. Et, le 28, aidée de ses deux filles et du nommé Champ, son gendre, elle a travaillé avec autant d’activité que de zèle à la confection des barricades des rues Royale, du Faubourg-Saint-Honoré et des Champs-Elysées. Elles sont les seules de leur sexe qui se soient occupées à ces travaux patriotiques et ce qui ajoute aux éloges que l’on leur doit c’est le désintéressement avec lequel elles ont refusé les rafraîchissements et secours qui leur ont été proposés. » Signé, le 29 novembre 1830 : Sédille ; Didier ; Roblot ; Lemoine ; Anguile, capitaine de la 1re compagnie du 2e bataillon de la Ire légion de la garde nationale. Le maire du (ancien) Ier arrondissement ajouta l’apostille suivante : « Nous, maire du (ancien) Ier arrondissement de Paris, certifions que les éloges énoncés ci-contre appartiennent à juste titre à la famille Harmand, qui nous est connue depuis longtemps, ce qui nous a fait donner le présent, apostillé, pour servir et valoir ce que de raison. » Venait au verso du certificat la précision suivante : « En outre, la femme Harmand, sur le point d’accoucher en 1814, lors de l’attaque des troupes alliées, vendant sur la place Louis-XV et à la barrière de Clichy, soulagea les Français, tant pas ses soins que par sa marchandise, pendant que son mari était sur le champ de bataille, faisant partie de la garde nationale et étant ancien militaire. » Elle demeurait 9, rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1830-1831. Archives de Paris VD6 91, liasse n° 4, idem liasse n° 5, une liste de blessés qui reçurent un secours (sous le nom d’Armand, André) ; Archives de la préfecture de police AA 392 (parfois sous le nom d’Armand, Joséphine).
Harmel.
Il reçut, en tant que blessé, un habillement complet de garde national. Il demeurait à La Villette en 1831. Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis.