Hatin, Jules

Biographie


Né le 19 novembre 1797 à Saint-Julien-du-Sault (Yonne). Médecin, reçu à la faculté de Paris, le 29 juillet 1826. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il fut un des témoins avec Caffe, Paul-Louis, Balthazard (voir ce nom), quand, le 30 octobre 1830, à la mairie du (ancien) XIe arrondissement Paris, Marie, Mélanie vint confirmer qu’elle était bien mère de Caroline, Mélanie, aussi fille de Labarbe, Marie, Adolphe, Ferdinand (voir ce nom). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, en tant que décoré, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut sa médaille le 1er juillet 1831, et son brevet le 14 janvier 1832. En août 1831, il sollicita la décoration de la Légion d’honneur. Le préfet de la Seine demanda au maire de l’arrondissement où Hatin résidait de lui fournir des renseignements à son sujet, afin qu’il puisse être statué sur la demande que celui-ci faisait : « Cette honorable distinction ne pouvant lui être accordée que sur des titres particuliers à l’intérêt de la nation et à la bienveillance du souverain, je vous prie de vouloir bien me faire connaître quels sont les services qu’il peut avoir rendus à l’humanité dans l’exercice de sa profession de médecin et enfin quel est le degré de considération qui lui est accordé à raison de son caractère, de ses qualités personnelles et de ses principes. » Hatin fournit, quant à lui, les indications suivantes le concernant : « Je suis propriétaire, électeur, docteur et professeur en médecine, membre d’académies françaises et étrangères, auteur de plusieurs ouvrages, dont deux ont obtenu médailles d’or et d’argent. Lors de la révolution de Juillet, j’ai pansé et secouru de tous mes moyens bon nombre de blessés. J’ai, l’un des premiers, concouru à l’établissement de l’ambulance du séminaire. J’ai versé plusieurs sommes à la mairie et ailleurs pour venir au secours des veuves et des orphelins. J’ai équipé à mes frais deux gardes nationaux. J’ai été élu officier aux dernières élections. La Commission des récompenses nationales m’a accordé la médaille de Juillet (j’ai été par erreur porté au Ier arrondissement). Je livre d’ailleurs ma moralité à toutes vos investigations. » Le commissaire de police du quartier du Luxembourg donna sur son compte les renseignements suivants : « M. Hatin est propriétaire de la maison qu’il habite, rue Servandoni, n° 10. Il est marié ; ses principes moraux sont très bons ; il jouit de l’estime de tous ses voisins et généralement de tous ceux qui le connaissent. C’est un parfait honnête homme. Dans les premiers jours du mois d’août 1830 et aussitôt qu’une espèce d’hôpital a été établi dans une des salles des bâtiments du séminaire de Saint-Sulpice, M. Hatin a prodigué ses soins aux malades. Je sais en outre que M. Hatin a contribué en argent et suivant sa position de fortune au bien-être des blessés des blessés de Juillet et à l’habillement de plusieurs gardes nationaux. M. Hatin est professeur d’accouchement à la faculté de médecine de Paris ; c’est sans doute en cette qualité qu’il demande la croix de la Légion d’honneur. » Il est l’auteur de Relation historique du choléra morbus épidémique qui a ravagé la ville de Saint-Julien-du-Sault (Yonne), précédée de la topographie médicale du pays, paru chez Just.-Rouvier à Paris en 1832. Il se présente comme professeur agrégé de médecine, professeur d’accouchement, de maladies de femmes et des enfants, membre de l’Académie royale des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse, membre de la Société de médecine, chirurgie et pharmacie de Toulouse, membre du Cercle chirurgical de Montpellier, membre de la Société médicale de Tours, membre de la Société des médecins de Rouen, membre de la Société physico-médicale de Moscou, membre du Cercle médical, membre de la Société anatomique, ancien chirurgien interne de 1re classe des hôpitaux de Paris, médecin du bureau de bienfaisance du (ancien) XIe arrondissement. Hatin demeurait 10, rue Servandoni en 1831-1838. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3 ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Bordereau des sommes payées aux décorés de la croix et de la médaille de Juillet, non blessés, pour l’indemnité qui leur a été accordée à l’occasion de l’anniversaire des trois jours, par décision de la Commission des récompenses nationales en date du 23 juillet 1831 ; Archives de Paris VD6 633 n° 2 ; Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusquau 31 mai 1833 (sous le nom de Hatin, Jules), idem pièce 3164, Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins, chirurgiens, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 28 décembre 1838 (sous le nom de Hatin, Jules) ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Labarbe, Marie, Adolphe, Ferdinand. Il y a dans Archives de Paris VI1 1, mariages de Juillet 1836, un docteur Hatin, capitaine des voltigeurs au 1er bataillon de la XIe légion de la garde nationale, qui recommande Renard, Joseph (voir ce nom), dans le choix qui doit être fait, en 1836, sur les mariages à doter par la Ville de Paris.

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