Hebert, Louis, Nicolas
Biographie
Né le 8 avril 1791 à Paris. Ancien maître tambour au 27e de ligne, ayant dix-sept années de service et ayant reçu quatre blessures, tireur de sable à la rivière. Il combattit « courageusement » en juillet 1830, puis « contribua puissamment à maintenir l’ordre » selon le commissaire de police de son quartier. La chronique de l’époque relatait ainsi sur sa participation aux combats : « Se signale par sa valeur à la révolte de Chaillot. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement (auprès de la mairie du (ancien) XIe mais peut-être est-ce par confusion avec le Ier il y a plein d’erreurs sur la liste – peu fiable – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 c’est quoi ce gras ?). Il signa, le 4 août 1831, le certificat suivant en faveur de Soyez, Pierre, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, habitants de la rue de Chaillot, certifions que le nommé Soyez, serrurier, demeurant rue des Champs n° 3, n’a cessé dans la journée du 29 juillet 1830 de faire des barricades au coin de la rue Saint-Pierre et dans beaucoup d’autres places, sur le quai de Billy ainsi que sur le pont d’Iéna et d’après cela ayant appris que l’on distribuait des armes à Passy il s’y est transporté et que s’étant armé d’un fusil il a combattu jusqu’à la fin ; qu’après cela il a été un des premiers à mettre l’ordre, se rendant dans le poste de la rue de Chaillot, où il est resté pendant cinq jours, remplissant les fonctions de caporal. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il était inscrit comme marchand de sable, demeurant 17, rue de Chaillot, sur une liste de gardes nationaux blessés dans la répression de l’émeute de juin 1832 et à secourir, présentée par Haussmann, son chef de bataillon de la garde nationale. En 1832, il fut médaillé suite à son dévouement pendant l’épidémie de choléra. En 1834, père de cinq enfants, dont l’aîné n’avait pas seize ans, « privé pendant longtemps, suite de la crue des eaux, de l’unique ressource qu’il trouve dans son état de tireur de sable à la rivière, […] dans une position extrêmement gênée », il sollicita des secours. Les renseignements de police le décrivaient comme « un garde national zélé, […] de bonne vie et mœurs. […] On fait le plus grand éloge de sa conduite et de sa moralité ; c’est un homme robuste, intrépide, dévoué au gouvernement et toujours prêt à se sacrifier pour le bien public. » Hebert précisait lui-même à son sujet faire « son service avec zèle et dévouement dans la garde nationale. Il est un de ceux de sa compagnie qui est entré des premiers dans l’église Saint-Merri dans les journées de juin de fatale mémoire, il est dévoué de cœur et d’âme à Sa Majesté Louis-Philippe roi des Français et à son auguste famille ». Il obtint un secours de soixante-quinze francs. Il reçut un secours de soixante-quinze francs en 1850 et en 1851, à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il demeurait 19, grand-rue de Chaillot en 1831 in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/36 (17, rue de Chaillot sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3) en 1830-1831 ; 15 (mais sans doute par erreur) même rue en 1834 ; 19, rue de Chaillot en 1835 ; 48, quai Billy en 1849-1851. Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 107 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 371 n° 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du mais sans doute par confusion d’arrondissement et aussi de décoration avec le Ier il y en a tellement dans cette liste (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 92, liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement (il est bien sur la liste des médaillés sous le nom d’Hebert, Louis, Nicolas, demeurant 17, rue de Chaillot) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/51 in dossier Cusat ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet, 1831-1835. Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199 ; Archives de la préfecture de police AA 414 in dossier Soyez, Pierre. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 392 in dossier Helffer, Jean, Antoine, un Hebert, habitant de Chaillot, qui signa le 15 juin 1831, le certificat suivant en faveur de Helffer, Jean, Antoine, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, domiciliés à Chaillot (ancien) Ier arrondissement de Paris, certifions à qui il appartiendra que M. Jean, Antoine Helffer, cordonnier, demeurant à Chaillot, rue dudit lieu n° 37, a pris une part active aux événements des trois mémorables journées de juillet 1830, qu’il s’est battu au château de Rome et a montré une vigoureuse résistance aux troupes royales qui s’opposaient à la conquête de la liberté, notamment au capitaine Mottu, du 1er régiment, qu’il a tenu couché en joue, en le sommant de se rendre et par qui il a failli être tué ; enfin qu’il a été vu partout où le danger l’appelait et n’a posé les armes qu’alors que toute défense était inutile. En foi de quoi, voulant rendre hommage à la vérité et à la courageuse conduite du sieur Helffer, nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir au besoin. »