Helffer, Jean, Antoine

Biographie


Né vers 1782 à Chaillot (futur arrondissement de Paris). Cordonnier. Il s’illustra à l’emplacement du palais du roi de Rome et à dans la grande rue de Chaillot. La Commission des récompenses nationales ne voulut pas prendre ses pièces, les délais étant expirés. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, domiciliés à Chaillot (ancien) Ier arrondissement de Paris, certifions à qui il appartiendra que M. Jean, Antoine Helffer, cordonnier, demeurant à Chaillot, rue dudit lieu n° 37, a pris une part active aux événements des trois mémorables journées de juillet 1830, qu’il s’est battu au château de Rome et a montré une vigoureuse résistance aux troupes royales qui s’opposaient à la conquête de la liberté, notamment au capitaine Mottu, du 1er régiment, qu’il a tenu couché en joue, en le sommant de se rendre et par qui il a failli être tué ; enfin qu’il a été vu partout où le danger l’appelait et n’a posé les armes qu’alors que toute défense était inutile. En foi de quoi, voulant rendre hommage à la vérité et à la courageuse conduite du sieur Helffer, nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir au besoin. » Signé, le 15 juin 1831 : Chastelus, blessé (voir Chastelus, Claude, Marin) ; D’Hiver (voir D’Hiver, Claude, Etienne), blessé ; Corréa (voir Correa, François, Borghia), blessé et décoré de Juillet ; Poinsignon (voir ce nom) ; Douelle (voir Douelle, Dominique, Nicolas) ; Gayet (voir Gayet, Jean, Antoine), décoré et sous-lieutenant de Juillet ; Hebert (voir peut-être Hebert, Louis, Nicolas). Il était indiqué sur les listes de la Commission comme étant dans une position sociale médiocre. Il signa, le 25 juin 1831, le certificat suivant en faveur de Chastelus, Claude, Marin, pour attester sa participation aux combats et la blessure qu’il avait reçue : « Les soussignés, habitants de Chaillot et de la commune de Passy, certifient à qui il appartiendra, pour rendre hommage à la vérité, que le sieur Claude Marin Chastelus, […] s’est distingué d’une manière toute particulière dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, pendant lesquelles il n’a pas quitté les armes et qu’il s’est posté où il y avait le plus grand danger, principalement à la tête du pont d’Iéna où il a été blessé grièvement. » Il demeurait 37, rue de Chaillot en 1831. Archives de la préfecture de police AA 392 ; Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Chastelus, Claude, Marin.

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