Hélie, François

Biographie


Né vers 1808 à Saint-Sèvres-Moûtiers (Calvados). Garçon chez Jouanne fils aîné, traiteur, 34, rue des Prouvaires. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, défenseurs de la patrie, attestons qu’il est en notre connaissance particulière que le sieur François Hélie, […] s’est battu contre nos ennemis pendant les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier ; déclarons que le sieur Hélie était un des premiers à la prise de la place de Grève, du Palais-Royal, du Louvre et des Tuileries, que, partout, dans ces combats, il a bravé la mort pour défendre la patrie en danger, et notamment à l’enlèvement de la pièce de canon qui se trouvait braquée au coin de la rue de Richelieu. Témoins oculaires de tels traits, dignes d’un héros, qui mérite de fixer l’attention du gouvernement. » Signé, le 10 août 1830 : Lefevre, Pierre, Alexis (voir ce nom), demeurant 34, rue des Prouvaires ; Jouanne, garde national de la IVe légion, demeurant 3, rue Sartine ; Mancel, Magloire (voir ce nom), demeurant 3, rue de Sartine ; … attron, capitaine, qui ajoutait : « Certifié véritable. Le sieur Hélie faisait partie de la petite escouade des enfants Jouanne ; il a eu part aux mêmes dangers et à la même gloire. » ; Jouanne fils aîné, garde national à la IIIe légion, demeurant 34, rue des Prouvaires ; Gounes ? illisible, sergent-major de la 1re compagnie du 2e bataillon de la IIIe légion, demeurant 36, rue des Prouvaires ; Thuillier, marchand de vins, demeurant 45, rue des Prouvaires. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement mais fut porté sur l’état nominatif des médaillés de Juillet comme étant la même personne que Lefèvre, Pierre, Alexis, sans doute parce que les deux individus demeuraient dans la même maison et avaient le même travail (voir ce nom) et était selon une lettre de la Commission des récompenses nationales, en date du 26 juin 1831, adressée au ministère de l’Intérieur originaire du même village (il semblerait pourtant que non, il y a deux villages différents) (sous le nom de Hélie, Lefèvre sur les listes du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39). La rectification fut demandée et obtenue (voir la lettre de la Commission des récompenses nationales, en date du 26 juin 1831, adressée au ministère de l’Intérieur). Il délivra un certificat en faveur de Magloire Mancel (voir ce nom), attestant que ce dernier s’était « battu intrépidement pour la cause de la liberté pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, qu’il est entré l’un des premiers à la prise des postes des gendarmes place de Grève, et à celui de la place du Palais-Royal, qu’il s’est précipité sur les gendarmes pour les désarmer, bravant les dangers et la mort pour défendre sa patrie et nos libertés menacées » et qu’il avait « assisté à la prise du Louvre, où il a montré une audace peu commune ». Il signa un certificat en faveur de Lefevre, Pierre, Alexis, ainsi rédigé : « Les soussignés, défenseurs de la patrie, ayant combattu pendant les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, pour sauver nos libertés menacées, certifions et attestons qu’il est à notre connaissance particulière que le sieur Pierre, Alexis Lefevre, […] a été un des premiers à prendre les armes pour marcher combattre l’ennemi, qu’il s’est emparé, de concert avec nous, de six postes, où il est entré le premier et que nous avons désarmés ; que ledit sieur Lefevre a monté le premier sur les murs de l’Ecole polytechnique pour ouvrir les portes aux braves, qu’on ne voulait pas laisser sortir ; qu’après avoir donné la liberté à cette illustre pépinière de jeunes héros, il s’est rendu sur la place de Grève, où il a combattu jusqu’à la reddition de cette place ; qu’ensuite il s’est transporté près la cour Batave, où il a resté à combattre jusqu’à l’évacuation de l’ennemi ; qu’enfin, le 29, dès 3 heures du matin, il s’est rendu au Louvre, où il a tiré quarante coups de fusil. N’ayant plus de munitions, et ne sachant où en prendre, il a dirigé ses pas vers la place de l’Odéon. Là, il a reçu de différentes mains trente cartouches, s’est remis en marche vers le Louvre, où il a encore épuisé ses trente cartouches. Etant entré le premier dans le palais, accompagnant un élève de l’Ecole polytechnique, là un Suisse se précipita sur lui, lui portant un coup de sabre sur la tête, qu’il para avec son fusil mais le sabre retomba sur son pouce, qui est endommagé. » Il demeurait 34, rue des Prouvaires en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Mancel, Magloire ; Archives nationales F/1dIII/33, lettre de la Commission des récompenses nationales, en date du 26 juin 1831, adressée au ministère de l’Intérieur ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/58. Voir Hélie, Lefevre.

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