Henri, Louis, Laurent
Biographie
Né le 18 juin 1790 (mais le 16 juin 1790 in Archives nationales F/1dIII/37 et in Tableau général et alphabétique des pensions) à Paris. Ex-militaire. Blessé à la jambe gauche en 1813, établi teneur de livres. Il quitta son domicile, armé, dès les premières heures du jour, le 28 juillet et se rendit place de Grève. Selon le témoignage de Fossone, « il s’y conduisit avec un courage et une présence d’esprit qui furent plus d’une fois utiles aux personnes qui se trouvaient auprès de lui ». Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans le pied droit et, selon le même témoignage, sa blessure put à peine le décider à quitter le combat ; Fossone et deux de ses amis durent lui faire violence pour le forcer à se mettre en sûreté pour s’occuper de sa blessure. Marié et père de cinq enfants, il reçut (sous le nom d’Henry, Louis, Laurent) un secours de cent vingt francs et un autre de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, me fais un devoir de certifier à qui de droit que le nommé Henry, Louis, Laurent (sic), déjà blessé à la jambe gauche dans nos campagnes de 1813, s’empressa de se rendre à la place de Grève dès les premières heures du combat du 28 juillet, afin d’y concourir à la défense de nos libertés ; qu’il s’y conduisit avec un courage et une présence d’esprit qui furent plus d’une fois utiles aux personnes qui se trouvaient auprès de lui et spécialement à moi. Je certifie en outre que la malencontreuse balle qui vint le frapper et traverser son pied droit pouvait à peine le décider à se retirer du combat et que je fus obligé, en quelque sorte, conjointement avec deux de mes amis, de lui faire violence pour le forcer à se mettre en sûreté pour s’occuper de sa blessure. Fait dans la seule et unique vue de rendre hommage à la vérité, avec laquelle d’ailleurs, dans aucun cas, mon caractère m’empêcherait de me mettre en contradiction. » Signé, le 18 décembre 1830 : Fossone (voir Fossone, Michel, Jean, Joseph), demeurant 3, place Royale. Le 16 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Coquelin, Jean, Nicolas, né vers 1798, menuisier, demeurant 12, rue Saint-Etienne-des-Grès ; Chaudesaigue, Louis, François, né vers 1800, relieur, demeurant 15, rue Serpente ; Diverneresse, Pierre, Laurent, Edouard, né vers 1804, peintre en bâtiment, demeurant 12, rue Saint-Etienne-des-Grès ; Lutton, François, né vers 1765, cloutier, demeurant 7, rue Neuve-des-Poirées. Ils déclarèrent parfaitement connaître Henri, Louis, Laurent et « l’avoir vu sur les 9 heures du matin partir de chez lui armé pour aller combattre, le 28 juillet 1830 ; l’avoir vu revenir blessé sur les midi et lui avoir entendu dire qu’il avait reçu un coup de feu à la cheville de la jambe droite ». Il reçut un secours de seize francs, le 11 février 1831, un secours de seize francs, le 16 février 1831, un secours de seize francs, le 23 février 1831, un secours de seize francs, le 2 mars 1831, un secours de seize francs, le 9 mars 1831, un secours de trente francs, le 16 mars 1831, un secours de quinze francs, le 13 avril 1831, un secours de trente-cinq francs, le 30 avril 1831, un secours de trente-cinq francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il fut admis, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 10 mars 1831, dans la 3e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs. En 1831, il était toujours, selon le médecin du bureau de charité du (ancien) XIIe arrondissement, toujours atteint « d’empâtement autour de l’articulation du pied droit, suite d’une plaie d’arme à feu » et était hors d’état de rester longtemps debout. Il était marié à Mennessier, Marie, Adélaïde, Gabrielle, et avait au moins cinq enfants : Pierre, Henri, né le 4 février 1815 ; Julien, Marie ; Louise, Françoise, née le 15 décembre 1824 ; Marie, Eugène ; Marie, Caroline. Les mêmes témoins cités plus haut (Coquelin, Jean, Nicolas, né vers 1798, menuisier, demeurant 12, rue Saint-Etienne-des-Grès ; Chaudesaigue, Louis, François, né vers 1800, relieur, demeurant 15, rue Serpente ; Diverneresse, Pierre, Laurent, Edouard, né vers 1804, peintre en bâtiment, demeurant 12, rue Saint-Etienne-des-Grès ; Lutton, François, né vers 1765, cloutier, demeurant 7, rue Neuve-des-Poirées), attestèrent la rectification des différentes pièces d’état civil, a savoir que le nom et prénoms de l’épouse étaient bien Mennessier, Marie, Adélaïde, Gabrielle et que l’époux était bien né le 18 juin 1790. Il demeurait 36, rue des Carmes-Saint-Jacques en 1830 ; 41, rue Descartes en 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel. Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 71 ; Archives de Paris VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 401) ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 46 (sous le nom d’Henry, Louis, Laurent) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 (sous le nom d’Henry, Louis, Laurent) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 3e classe (sous le nom d’Henry, Louis, Laurent). ET Crapelet ?