Henrion, Jean, Nicolas
Biographie
Né le 22 novembre 1778 à Montigny (Meuse). Adjudant-major au 53e en 1822, capitaine de grenadiers au 53e régiment de ligne en juillet 1830. Le certificat qu’il délivra en faveur de Médoc, Claude, nous éclaire sur sa participation à la révolution de Juillet. Ce certificat était ainsi rédigé : « Nous, officiers au 53e de ligne, soussignés, certifions que M. Médoc, attaché à la direction générale de l’enregistrement et des domaines, vint nous trouver le 28 au soir, place Vendôme, où le régiment était stationné, qu’il nous entretint des événements, sous les yeux du général Wal et que, voyant notre résolution de faire passer le régiment dans le parti national, il nous promit de nous faire enlever par M. le comte Gérard. Suspecté par ces messieurs de l’état-major de place, M. Médoc nous quitta vers 10 heures. Le lendemain 29 à 11 heures du matin, M. Médoc nous annonça que tous les combattants de l’opposition étaient placés sous le commandement de M. le comte Gérard et qu’il était chargé par lui de nous engager à nous rendre devant l’hôtel de M. Laffitte. Nous priâmes M. Médoc de retourner auprès de M. Gérard et d’insister pour qu’il fît demander le régiment par une personne revêtue d’un caractère officiel, ce qui eut lieu et le régiment se rendit dans la cour de M. Laffitte. Nous avions l’avantage de connaître particulièrement M. Médoc, ce qui explique la confiance avec laquelle il a parlementé avec nous. » Signé le 5 août 1830 : Gossin, capitaine de grenadiers ; Henrion, capitaine de grenadiers ; Gillant, capitaine, capitaine de grenadiers ; Fea, capitaine ; Hédal, lieutenant ; Carlet, lieutenant. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Dans sa séance du 8 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, laissait au sujet d’Henrion (sans qu’on sache quelle importance on doit y attacher) : « M. Henrion est porté pour la croix dans le (ancien) IIe arrondissement : savoir s’il est le même qui est porté dans le (ancien) IVe arrondissement pour la médaille. » Dans sa séance du 12 avril 1831, le même comité demandait que la première décision prise à son égard soit maintenue quand on l’avait jugé digne de la médaille au (ancien) IVe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. En 1831, il était capitaine de grenadiers au 53e, caserné à Phalsbourg. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 91 in dossier Médoc, Claude ; Archives de Paris VK3 29, séance du 8 avril 1831, idem séance du 11 avril 1831 (qui lève l’ajournement) ; séance du 12 avril 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/56 in dossier Gillant ; Annuaire de l’état militaire de la France pour l’année 1822, publié sur les documents du ministère de la Guerre, avec l’autorisation du roi, Paris, Chez Levrault, 1822, p. 371.