Henry, Asperges
Biographie
Né le 4 germinal an II (d’où son prénom, le 3 germinal était Asperges dans le calendrier républicain) à Gallardon (Eure-et-Loir), fils de Henri, Jacques (sic) et de Ridet, Jeanne, Julie, son épouse. Fabricant de parapluies (mais ouvrier en parapluies in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives de la préfecture de police AA 369). Il combattait armé dans l’après-midi du 29 juillet, au Palais-Royal, quand il fut blessé d’un coup de crosse à la jambe gauche. Il reçut un secours de soixante francs en septembre 1830 (sous le nom de Asperges, Henry), sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Le 28 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ve arrondissement, comparurent : Daviatte, Joseph, né vers 1795, menuisier, demeurant 22, rue de la Comtesse-d’Artois ; Brunet, Pierre, Félix, né vers 1805, dessinateur, demeurant 22, rue de la Comtesse-d’Artois ; Roulet, Etienne, Adrien, né vers 1799, bottier, demeurant 26, rue de la Grande-Friperie. Ils attestèrent savoir que Henry, Asperges « a pris une part active à la défense de la liberté dans les mémorables journées de juillet 1830 ; qu’il a en effet été vu notamment par deux des comparants, les sieurs Brunet et Roulet, armé et combattant le 29 dudit mois après-midi, près du Palais-Royal ; que dans ce même endroit il a été frappé d’un coup de crosse à la partie supérieure de la jambe gauche ; qu’a ce coup il a été mis hors de combat ; qu’il a fallu le transporter dans son domicile, où il a reçu pendant environ trois mois les soins du docteur Brissaud, qu’il a resté pendant tout ce temps dans l’impossibilité de faire usage de la jambe blessée ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement (sous le nom d’Asperge, Henry sur les listes de la mairie et in Archives nationales F/1dIII/39, et sous celui d’Asperges, Henry dans les listes du Bulletin des lois). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 26 avril 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir reçu un coup de crosse de fusil sur la partie interne et supérieure de la jambe gauche, où existent des varices anciennes qui, suivant lui, auraient augmenté de volume, circonstance qui, si elle est constatée, lui donne droit à être placé dans la première classe des blessés. En conséquence nous estimons que le susnommé doit être placé dans la première classe des blessés, s’il peut justifier ce qu’il avance. » Il fut effectivement admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il avait épousé Simon le 11 octobre 1817 à la mairie du (ancien) IXe arrondissement de Paris. Il reçut un secours de soixante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait rue Montorgueil (22, rue Montorgueil in Archives nationales F/1dIII/38 A) en 1830-1831 ; 22, rue de la Comtesse-d’Artois en 1831 ; 27, rue Phélipeaux en 1850-1851 ; 29, passage de la Marmite dans la rue Phélippeaux en 1852. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 73 ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852.