Henrycoul, Pierre
Biographie
Né le 2 vendémiaire an IX (bien le 2 vendémiaire an IX dans son acte de naissance ; mais le 3 vendémiaire an IX in Archives nationales F/1dIII/35 B, in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension et in Tableau général et alphabétique des pensions) (mais le 14 avril 1794 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) à Saint-Gilles (Gard), fils de Henrycoul, Pierre, cordonnier, et de Salle, Marguerite, son épouse. Menuisier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au pied gauche, alors qu’il combattait le 29 juillet au Louvre. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 14 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Perraudin, Louis (voir ce nom), serrurier, demeurant 16, rue de la Heaumerie ; Chiatonne, Antoine (voir ce nom), cordonnier, demeurant 12, rue Saintonge ; Guillemot (voir Guillemot, Pierre), médecin, demeurant 6, impasse des Bourdonnais. Ils attestèrent connaître parfaitement Henrycoul, Pierre et savoir qu’il avait « été blessé le 29 juillet dernier à l’attaque du Louvre, au pied gauche, d’une balle de fusil, en combattant contre la garde royale pour la cause de la liberté ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (il est sous quel nom dans les journaux ? numéro 74 c’est bien Henry, Pierre… même numéro 74). Admis dans la 3e classe des blessés, il fut pensionné de quatre cents francs. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut (sous le nom d’Henricoul), auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs en 1833, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1832, à l’occasion du mariage, le 9 août, de la princesse Louise avec le roi des Belges, quand le roi voulut doter et marier seize jeunes filles, choisies parmi les familles les plus méritantes (douze pour la Ville de Paris et quatre pour les arrondissements ruraux), la promise d’Henrycoul était l’une des candidates présentées par la mairie du (ancien) VIe arrondissement : sœur utérine de Charpentier, ancien militaire, chevalier de la Légion d’honneur, blessé et pensionné de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, amputé du bras droit (pas trouvé dans les listes, c’est qui ?), elle se nommait Bastien, Catherine, Augustine, née vers 1799 à Paris, ouvrière en dentelles, demeurant 7, rue Jean-Robert. L’examen du dossier ne permet de savoir si la candidature d’Henrycoul et de Bastien avait été retenue. Il demeurait 54, rue Saint-Denis en 1831 ; 7, rue Jean-Robert en 1832. Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 71 ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives de Paris VD6 352 n° 1, Fêtes de Juillet, mariage, lettre de l’autorité à ce sujet ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat nominatif des décorés de la Croix de Juillet qui touchent une pension, Etat (1833) des décorés de Juillet du VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de 25 francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 3e classe. C’est la même adresse qu’Henry, Pierre…