Hérembert, Claude, François
Biographie
Né vers 1797 à Trappes (Seine-et-Oise), fils de Hérembert, Jean-François, journalier et de Bouttevillain, Marie-Louise, son épouse. Journalier. Il fut blessé accidentellement d’un coup de feu qui lui brisa les os du tarse du pied droit, le 30 juillet et mourut des suites de l’amputation qui avait été rendue nécessaire, le 15 août suivant à Versailles (Seine-et-Oise). Le maire précisait ainsi les circonstances exactes de l’accident : « [Hérembert) faisait partie de la garde organisée en vertu des ordres de l’aide de camp du général Lafayette, et […] après le départ avec lui de vingt gardes nationaux du village et du brigadier de la gendarmerie et trois de ses gendarmes, je déclare que ledit Claude Hérembert de service au poste de la garde nationale et étant en faction a été atteint d’une balle qui lui a traversé le pied […]. Lequel événement a eu lieu par l’imprudence d’un autre garde national de service avec lui, que ce coup de feu a nécessité l’amputation de la jambe et qu’il a succombé des suites fâcheuses de sa blessure […]. » Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il laissait une veuve, Barbet, Louise, Œillet, Rose (bien Louise, Œillet, Rose dans son acte de naissance ; par erreur Marie, Rose, Œillet in Archives nationales F/1dIII/82), née le 16 prairial an II (bien le 16 prairial an II dans son acte de naissance ; mais le 17 prairial an II in Archives nationales F/1dIII/36, in Archives nationales F/1dIII/38 B et in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831) à Trappes, qu’il avait épousée le 16 février 1819 à Trappes ; sur l’acte de mariage, Barbet, Louise, Œillet, Rose est indiquée comme journalière et comme fille de Barbet, Michel et de Penin, Marie-Louise, son épouse. Elle fut pensionnée de cinq cents francs. Il laissait une fille, Louise, Anastasie, née le 15 mars 1828 (bien le 15 mars 1828 dans son acte de naissance ; mais le 16 mars 1828 in Archives nationales F/1dIII/36 ; mais bien le 15 mars 1828 in Archives de Paris VD6 559 n° 1 et deux fois in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Trappes, qui fut pensionnée. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et du côté paternel : de Bouttevillain, Marie-Louise, veuve d’Hérembert, François, demeurant à Trappes, en qualité de grand-mère ; de Motron, Georges, journalier, demeurant à Trappes, en qualité d’oncle par alliance avec Hérembert, Félicité, son épouse et sœur du défunt ; de Tessier, Joseph, Maximilien, imprimeur-lithographe, subrogé-tuteur, demeurant 35, rue de Seine en 1831, en qualité d’oncle par alliance avec Hérembert, Louise, Victoire, son épouse et sœur du défunt ; du côté maternel : Barbet, Jacques, Michel, journalier, demeurant à Trappes, en qualité d’oncle et frère de Barbet, Louise, Œillet, Rose ; de Gilbert, Jean-François, marchand ferrailleur, demeurant 12, rue Saint-Pierre à Versailles, en qualité de cousin par alliance de la mineure ; de Cottin, Marie, Benoist, propriétaire, demeurant 33, avenue de Saint-Cloud à Versailles, en qualité d’ami de Barbet, Louise, Œillet, Rose. Par un testament en date du 1er mai 1832, le baron Chambon, Claude, Gaudérique, Joseph, Hiérome, ancien commissaire ordonnateur des armées sous l’Empire, demeurant 11, rue du Petit-Vaugirard, « applaudissant aux principes qui ont dirigé la révolution de Juillet et voulant lui rendre un hommage durable » fit un legs en faveur de vingt orphelins ou orphelines du (ancien) Xe arrondissement, de quatre du (ancien) XIe arrondissement et de trente du (ancien) XIIe arrondissement, laissant, pour chacun d’entre eux, une somme de six mille francs (sans qu’on connaisse les critères de sélection choisis à l’établissement de la liste). Quand le baron Chambon mourut, le 26 septembre 1833, le testament fut attaqué par ses neveux, sous le prétexte que « le défunt aurait eu en les dépouillant de son héritage, cédé à des sentiments d’inimitié et de colère ». Puis, finalement, ces neveux se désistèrent, ouvrant alors les droits des orphelins. Louise fut l’une d’eux. Pour chacun des orphelins la somme fut convertie en deux cent cinquante-six francs de rente à 5 %. Louise, Anastasie fut d’abord (si les dates sont exactes sinon c’est après) placée en apprentissage chez Mlle Sadous (?), 46, rue du Faubourg-Saint-Honoré puis reçut sept cents francs de pension et trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1835 ; la Commission, par délibération du 25 mars 1835, décida que l’enfant serait mise en pension à Paris chez Mme Follet, institutrice 182, rue Saint-Dominique ; en 1836, elle était élève dans la pension Brunon (mais il se peut qu’il s’agisse d’une erreur de la Commission et qu’elle soit toujours en fait dans la pension de Follet). Hérembert demeurait à Trappes au moins en 1819 en 1828 et en 1830 ; sa veuve, dans le même village en 1831. Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 7 pour la veuve, p. 72 pour l’orpheline ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, Etat nominatif des veuves dont les bulletins individuels ont été remis le 4 octobre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, préfecture du département de la Seine, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du Xe arrondissement, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet domiciliés dans cet arrondissement, Etat nominatif des orphelins dont les bulletins individuels ont été remis le 14 janvier 1832 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, Secours à domicile de la Ville de Paris, bureau de bienfaisance du Xe arrondissement, 9, rue de Varennes, service des orphelins de Juillet, note pour servir à la rédaction des certificats de vie, une feuille volante des sommes à payer, une autre feuille volante de notes diverses, idem dossiers individuels, idem dossier individuel de Revêche ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, souscription de 1830, instructions préfectorales, bureau de bienfaisance du (ancien) Xe arrondissement, état nominatif des orphelins et orphelines de Juillet du (ancien) Xe arrondissement existant au 1er janvier 1833, idem Citoyens douteux (quant aux circonstances de la mort dans les combats et qui lui mériteraient son inscription sur les listes du Panthéon, N.D.A) ; Archives de Paris VD6 560 n° 7 : exécution des legs du baron Chambon en faveur des orphelins de juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales (par erreur sous le nom de Lambert, Claude) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) Xe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) Xe arrondissement, orphelines des départements et Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1838 Xe arrondissement ; année 1839 Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/42 in dossier Aubry ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/60 (classé par erreur à Lambert, Claude) ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Xe arrondissement, veuves et orphelins et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) Xe arrondissement, orphelins (sous le nom d’Heremberg, Louise, Anastasie) et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) Xe arrondissement (sous le nom d’Heremberg, Louise, Anastasie) ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien) Xe arrondissement et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés.