Hérichard, Jean-Jacques

Biographie


Né le 13 septembre 1793 à Contreville (Seine-Maritime), fils de Hérichard, Jean, Nicolas, Laurent, et de Gy, Marie, Magdeleine, Charlotte, son épouse. Entré au service le 21 avril 1812, dans la compagnie de réserve de la Seine-Inférieure, incorporé au 17e régiment de ligne le 19 novembre 1812, caporal le 8 janvier 1813, sergent le 15 janvier 1813, adjudant sous-officier le 21 janvier 1813 ; il fit la campagne de 1813 en Saxe et Bohême, prisonnier de guerre le 8 décembre 1813, rentré le 21 juillet 1814, licencié le 16 juillet 1815. Garde national dans la 5e compagnie du 4e bataillon de Neuville-Ferrières (canton de Neufchâtel), il ne sollicita qu’en mai 1832, la décoration de Juillet : « L’exposant fut le premier qui arbora l’étendard national tant au clocher de l’église qu’à la maison commune. Aussitôt qu’il connut l’heureuse révolution de Juillet, il fut un des premiers à organiser la garde nationale, à établir de concert avec l’autorité les contrôles, etc. Il s’offrit d’instruire gratuitement la compagnie, composée de 195 hommes. Quantité de gardes nationaux profitèrent de son zèle et de son activité dans tout le service. Il fut un des premiers dans les patrouilles qui furent faites à l’occasion des incendies. Il n’y manqua jamais. » Sa demande était ainsi apostillée : « Les maire, adjoint et conseillers municipaux de la commune de Nesle-Hodeng, qui ont pris connaissance de la demande faite par le sieur Hérichard, attestent que les faits y articulés sont sincères et véritables et que le réclamant a vraiment des droits à la bienveillance de Sa Majesté, tant pour ses vieux services militaires que pour son patriotisme. Le zèle qu’il a développé depuis notre heureuse révolution de Juillet, l’instruction qu’il a donnée à ses frères d’armes, l’organisation de la compagnie, enfin infatigable, partout le premier, il fut celui qui planta, en notre présence, le drapeau tricolore à l’exercice, de garde, de patrouille, partout où le besoin du service exigeait des gardes nationaux, il y était ! Il nous a aussi secondé particulièrement dans les travaux de l’administration et nous a donné constamment des preuves de son attachement au gouvernement de Sa Majesté Louis-Philippe. Pourquoi, en notre particulier, supplions Monsieur le ministre de vouloir bien solliciter pour lui des bontés de Sa Majesté. Quelle veuille bien étendre une de ses grâces sur lui et lui accorder la décoration de Juillet instituée pour récompenser les individus qui se trouvent avoir rendu des services à leur patrie. En rendant cet acte de justice à l’exposant, ceci ne ferait qu’augmenter le zèle et l’activité des gardes nationaux de la compagnie. » Signé : Leblond, maire ; Debray, adjoint ; Taillefesse, membre et lieutenant en second de la garde nationale ; Gressent, Simon, Eloy ; Gressent, François ; Le Compte, premier lieutenant ; Langlois ; Brianchon ; Beuvain ; Beuhaie, lieutenant en premier de la garde nationale. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, maire de la commune de Nesle-Hodeng, canton et arrondissement de Neufchâtel, département de la Seine-Inférieure, certifions que le sieur Hérichard, Jean-Jacques, ancien employé de sous-préfecture, demeurant à Nesle-Hodeng depuis un an, chez son père, instituteur et receveur des contributions indirectes, s’est volontairement fait inscrire sur le tableau de recensement de la garde nationale de ladite commune et qu’il a été accepté, quoique ne payant point de contribution, par la commission instituée pour dresser l’état matrice devant servir à former le contrôle ; qu’il a assisté aux réunions qui ont eu lieu pour l’élection des sous-officiers et officiers qui devaient être appelés à commander, que, dans ces réunions, il a même été nommé comme plus jeune, secrétaire scrutateur ; qu’il a déposé son vote ; qu’il a fait le service ; qu’en outre il a fait la dépense de son habillement. » Signé, le 10 avril 1831 : Le Blond, maire. Il lui fut répondu que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et que, elle seule, avait qualité pour examiner les droits des combattants de Juillet à une récompense honorifique. Il renouvela sa demande, en 1841, se présentant comme ancien adjudant sous-officier au 17e régiment d’infanterie de ligne, et ancien employé de sous-préfecture, totalisant trente années de service soit comme militaire, soit dans l’administration, soit dans la garde nationale. Il lui fut donné la même réponse qu’auparavant. Il payait un impôt de trois francs vingt-huit centimes annuels. Il demeurait à Nesle-Hodeng (Seine-Maritime) en 1832 ; à Nesle-Lodeng (Seine-Maritime) en 1841. Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-Inférieure ; Archives nationales F/9/1155.

Herford.

Cf. Erford.

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