Hermé, François, Aglaé

Biographie


Né le 9 mars 1799 à La Ferté-Bernard (Sarthe). Pharmacien au 11, rue des Martyrs. Il établit une ambulance dans son officine pour soigner les blessés. Le Temps du 30 juillet (à consulter) et La France nouvelle, nouveau journal de Paris du 4 août 1830 rapportait à son sujet : « Un juste tribut d’éloges est dû à M. Hermé, pharmacien, rue des Martyrs, et au docteur Dufour, rue Coquenard, qui ont réuni les efforts de leur zèle et de leurs talents pour le pansement des blessés. » Daudin, garde national, demeurant 11, rue des Martyrs, attira, le 16 août 1830, par la lettre suivante l’attention de la Commission des récompenses nationales sur Hermé et le docteur Dufour : « […] Le jeune Hermé, jeune pharmacien, […] n’écoutant que ses sentiments et la voix de l’humanité, avec un rare désintéressement, tous ses voisins comme moi le virent à compter du premier jour des événements établir gratuitement dans sa maison une ambulance, qu’il eut la précaution de faire connaître au peuple soldat par des placards multipliés sur les murs ; nous le vîmes aussi sous la direction du docteur Dufour, demeurant rue Coquenard, n° 54, dont le dévouement est au-dessus d’éloges prodiguant des soins empressés aux blessés qui lui ont été amenés en grand nombre ; enfin, l’ambulance établie par le sieur Hermé se changea bientôt sous nos yeux en une maison de santé puisqu’il garda chez lui jusqu’à ces jours derniers et après guérison un individu des environs de Paris, lequel après les premiers soins et pansements aurait pu être transporté dans les hôpitaux. Le sieur Hermé, aujourd’hui encore, se présente, comme le docteur Dufour, chez les blessés domiciliés, leur porte tout ce qui leur est nécessaire et ne cesse de leur donner des soins. Le sieur Hermé, si généralement connu dans son quartier pour aimer à soigner les malheureux et par le silence qu’il garde, semble vouloir faire oublier ses bonnes actions ; elles sont trop louables […] pour qu’elles restent dans l’oubli. […] » La lettre était apostillée par Godin, électeur du grand collège, demeurant rue des Martyrs ; Guérin, propriétaire, officier dans la garde nationale, demeurant 4, rue des Martyrs ; Saulnier, demeurant 7, rue des Martyrs ; Caron, marchand épicier, sergent dans la garde nationale, demeurant rue Saint-Lazare ; Tuvan, illisible, propriétaire, demeurant 14, rue des Martyrs ; Bigle, propriétaire, demeurant 32, rue des Martyrs ; Dallemagne, propriétaire ; Pique, chevalier de la Légion d’honneur ; Michel, E., agent de change, demeurant 11, rue des Martyrs. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il signa, le 13 août 1830, le certificat suivant en faveur de Pauchon, François, Alexandre, qui avait été porté chez lui après avoir été blessé : « Je, soussigné, certifie que le nommé Pochon, François, Alexandre (sic) a été blessé à l’œil droit par un coup de baïonnette qu’il a reçu le 29 juillet sur le boulevard des Italiens et que depuis ce temps je l’ai gardé chez moi, où il a reçu gratuitement tous les soins qui lui ont été nécessaires. » Il délivra un certificat en faveur de Catelin, Etienne, Adolphe, pour attester que ce dernier s’était « entièrement dévoué pour la cause de la liberté à l’époque des mémorables journées de juillet et qu’il a porté ses soins à nombre de blessés » qu’il avait reçu dans sa pharmacie. Il signa, le 9 juillet 1831, un certificat en faveur de Catelin, Henry, Louis, afin de certifier les blessures que ce dernier avait reçues, quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé. Il soigna, entre autres, Pillon, Pierre, Victor et Jalbert, Jean, ainsi que Hertz, Georges, Hertz, Samuel (mais ces deux derniers sont peut-être la même personne). Il demeurait 11, rue des Martyrs en 1830. Le Temps, 30 juillet 1830 ; La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 4 août 1830 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, liste des personnes qui ont prodigué leurs soins aux blessés p. 117 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6, idem in dossier Jalbert, Jean, idem in dossier Catelin, Etienne, Adolphe, idem in dossier Hertz, Georges ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Pillon, Pierre, Victor ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement (sous le nom dHermé, François, Aglaïs) ; Archives nationales F/1dIII/59 in dossier Jacquard, (Hippolyte, François ? ou Henry) ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Pauchon, François, Alexandre ; Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Catelin, Henry, Louis ; Archives de la préfecture de police AA 392 in dossier Hertz, Samuel.

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