Hernu, Antoine
Biographie
Né, selon les renseignements de la préfecture de police, à Paris le 24 juin 1788 ou le 15 juin 1795 (mais vers 1793 in Archives de Paris VK3 33 et in Archives de Paris VK3 34). Militaire de 1812 à 1815 dans le 2e bataillon de l’Oise, ouvrier cordonnier. Il fut blessé d’un coup de crosse de fusil reçu au poignet gauche, au pont d’Arcole. Marié et père de quatre enfants, il reçut un secours de quarante francs et un autre de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut (par erreur sous le nom d’Herme, Antoine) un total de deux cent soixante-trois francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il est répertorié (sous le numéro 210) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 20 janvier 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, au pont d’Arcole ; contusion en se retirant. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 20 janvier 1831, à aucune voix pour la croix, une voix pour la médaille, six voix pour une mention et une voix pour rien. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1858, âgé de soixante-dix ans, n’y voyant plus assez clair pour pouvoir travailler et subvenir à ses besoins et à ceux de son épouse, il sollicita des secours. Il reçut un secours de cinquante francs en 1858, de quarante francs en 1859, de quatre-vingts francs en 1860. En 1861, la préfecture de police donnait sur lui les renseignements suivants : « […] Gagne environ quarante francs par mois et touche quatre-vingts par an comme décoré de Juillet (c’est sans doute une erreur de la préfecture de police, pas vu son nom sur les listes du Bulletin des lois). On ne lui connaît pas d’autres ressources. La conduite du sieur Hernu ne donne lieu à aucun renseignement défavorable. Il n’a pas d’antécédent judiciaire ou politique connu de la préfecture de police. » Il reçut un secours de quatre-vingts francs en 1861. Il reçut quarante francs de secours chaque année entre 1862 et 1868. En 1870, les mêmes sources précisaient : « […] Marié, père de deux enfants, qui ne peuvent lui venir en aide, sa femme est aveugle. Ouvrier cordonnier, il n’a d’autres ressources que le produit de son travail. Il doit deux termes de loyer et se trouve dans une position des plus précaires quoique étant laborieux. Il jouit d’une bonne réputation dans son quartier et paraît réellement digne d’intérêt. » Il reçut quarante francs de secours en 1869 et quarante francs en 1870. Il fut médaillé de Sainte-Hélène. Il demeurait 2, rue Descartes en 1830-1831 ; 8, rue Gracieuse dans le quartier Saint-Marcel de 1858 à 1862 ; 9, rue Hélène, près de l’ancienne barrière de la Santé en 1863 ; 25, rue Maurice-Mayer à la Maison-Blanche de 1863 à 1865 ; 12, rue Neuve-Saint-Médard de 1866 à 1867 ; 25, place Dupleix de 1868 à 1870. Voir le dossier Cormery, décoré de Juillet, est-il marqué sur le dossier. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, demandes de secours ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 210) ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 20 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 20 janvier 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/15/3782 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 1re classe.