Herochamp, Pierre, Joseph
Biographie
Né le 5 messidor an VIII à Bouchain (Nord), fils de Herochamp, Jean-Jacques et de Robert, Françoise, Séraphine, son épouse. Corroyeur (par erreur four. sur les listes du Constitutionnel). Il combattait le 29 juillet à la prise du Louvre quand il fut blessé d’un coup de baïonnette à la main gauche et de coups de crosse de fusil dans les reins. Il reçut (sous le nom d’Herochant) un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut (sous le nom d’Hérochant, Pierre, Joseph) un secours de seize francs, le 2 février 1831, un secours de seize francs, le 9 février 1831, un secours de seize francs, le 16 février 1831, un secours de seize francs, le 18 février 1831, un secours de trente francs, le 2 mars 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 mars 1831, un secours de vingt-quatre francs, le 30 mars 1831, et un total de cinq cent quinze francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il mourut à l’hôpital de la Pitié, le 30 mars 1831, soigné selon un certificat de l’hôpital de la Pitié « d’une coxalgie qu’il nous dit avoir été produite par un coup de crosse de fusil dans les journées de Juillet », certificat établi le 28 février 1831, date d’une nouvelle entrée à l’hôpital. Cet autre certificat médical constatait les circonstances de son décès : « Je, soussigné, médecin de la faculté de médecine de Paris, certifie que j’ai donné mes soins au sieur Herochamp, Pierre, Joseph […] pour une contusion de la colonne vertébrale, qui dégénéra en abcès froid ; contusion occasionnée par une blessure reçue pendant les trois journées de Juillet (suivant son dire par un coup de crosse de fusil le 29 juillet). Je certifie lui avoir donné mes soins depuis le mois d’août 1830 jusqu’au 14 février 1831, époque à laquelle quelques jours après le 18 du même mois il est entré à l’hôpital de la Pitié, salle Saint-Michel n° 14, service de M. Velpeau, agrégé de la faculté. » Signé, le 6 août 1831 : Dequest, médecin, demeurant 42, rue de la Harpe. Il avait été l’un des membres du jury nommés par les blessés du (ancien) XIIe arrondissement pour l’adoption ou le rejet des demandes relatives à l’habillement de garde national, le 6 janvier 1831. Il avait été inscrit auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement pour recevoir la médaille de Juillet (sous le nom d’Hérochant, Pierre, Joseph sur les listes de la mairie) ; le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, s’était prononcé, dans sa séance du 24 décembre 1830, à aucune voix pour la croix, cinq voix pour la médaille et deux voix pour une mention. Il est répertorié (sous le numéro 131) dans les pièces relatives aux décès, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le 17 août 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Moitié, François, Louis (voir ce nom), architecte vérificateur, né vers 1796, demeurant 27, rue des Noyers ; Paris, Théodore, Marie, Augustin (voir ce nom), né vers 1800, employé à l’octroi, demeurant 24, rue des Noyers ; Vayron, François, Benjamin (voir ce nom), né vers 1795, imprimeur en taille douce, demeurant 51, rue Galande ; Leuillier, Antoine, Pierre, (voir ce nom), né vers 1795, carreleur en bâtiment, demeurant 240, rue Mouffetard. Ils attestèrent que Herochamp, Pierre, Joseph, le 29 juillet 1830 « combattant au Louvre contre les Suisses, a été en leur présence blessé à la main gauche d’un coup de baïonnette et qu’il a reçu plusieurs coups de crosse dans les reins ; qu’il a été transporté à l’Hôtel-Dieu le même jour ; que depuis s’étant ressenti de ses blessure il est entré le 18 février dernier à l’hospice de la Pitié, où il est décédé le 30 mars suivant des suites de ses blessures ». Il laissait une mère, Robert, Françoise, Séraphine, née le 10 mai 1768 à Bouchain, supposé veuve de Herochamp, ancien attaché aux ambulances de l’armée et qui n’avait pas reparu depuis 1810 environ. Les parents s’étaient mariés le 19 novembre 1792 à Bouchain. Le maire de Bouchain, en date du 22 juillet 1831, lui délivra le certificat suivant, qui constatait son indigence : « Le maire de la ville de Bouchain, soussigné, certifie et atteste à qui il appartiendra que la nommée Séraphine Robert, veuve, qui est plus que sexagénaire, n’a subsisté jusqu’à ce jour qu’à l’aide du travail de ses mains mais que son grand âge et la faiblesse de sa constitution lui donnent des droits aux secours que l’on distribue à la classe indigente, sans lesquels elle ne pourrait subsister. » La demande de pension présentée par la mère fut rejetée, les causes de la mort n’ayant pas été attribuées à ses blessures reçues en juillet 1830 (son nom apparaît pourtant dans la liste des ascendants pensionnés in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives nationales F/1dIII/38 B ; elle était donc pensionnée). Elle reçut cependant par la Commission de la souscription nationale une inscription de rentes. En 1832, la mère remerciait, Delestre, président de la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement, pour le remercier des bontés qu’il avait eues pour elle et de lui faire savoir qu’elle toucherait « une pension dans le département du Nord ». Herochamp demeurait 11, rue Saint-Nicolas-du-Chardonneret en juillet 1830 ; 5, rue d’Austerlitz en septembre 1830 sur les listes du Constitutionnel ; 44, rue de la Contrescarpe en 1830-1831 (mais 4, rue Contrescarpe in Archives nationales F/1dIII/37 et toujours 11, rue Saint-Nicolas sur un certificat de l’hôpital de la Pitié en février 1831 ; bien 44, rue de la Contrescarpe in Archives de Paris VK3 33, in Archives de Paris VK3 34) ; sa mère, à Bouchain (elle avait donné pouvoir à Moitié, François, Louis, demeurant 27, rue des Noyers) en 1831. Le nom d’Hérochamp (P.-J. Hérochamp) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des orphelins, liste nominative des veuves, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 111 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Demandes de récompenses et de secours, et recommandations (1830-1831) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés, pièces relatives aux décès ; Archives de Paris VK3 12, idem un feuillet intitulé Noms des blessés présents à la ville ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 24 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (deux listes de morts de cet arrondissement) ; Archives de Paris VK3 46 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien XIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (29 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82 (sous le nom d’Herochamp, Pierre), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841