Héroghier, Charles, Archange

Biographie


Peintre en bâtiments. Blessé, il reçut (sous le nom dHeroghier, Charles) un secours de quarante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de soixante-dix francs sur la souscription ouverte en faveur des blessés recueillis dans l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré. Il reçut un total de cinquante-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa un certificat en faveur de Gérard, François, Etienne, pour attester que ce dernier avait été blessé et avait « donné des preuves de son patriotisme et de son dévouement pour la défense de la liberté et de la Charte ». Il demeurait 6, grand-rue de La Chapelle en 1830 ; 53, rue Popincourt en 1831. Ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 29, et souscription pour les blessés de la journée du 29 juillet. Rapport du secrétaire, présenté à la commission de lambulance et soumis à lautorité municipale, imprimerie de Sétier, s.d., p. 12 ; Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 27 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 30 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 79 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 1re classe, non classés par le jury médical, avec une indemnité de cent vingt francs) ; Archives de Paris VK3 45 in dossier Gérard, François, Etienne ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement (sous le nom de Hérodière, Charles) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 1re classe. Voir Hérodière, Charles ?

Heros.

Il est inscrit sur les listes de sa mairie comme n’ayant reçu aucun secours de la part de cette même mairie. Il demeurait 18, rue Geoffroy-Lasnier en 1830. Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830.

Hérouart.

Mécanicien. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa en effet la lettre suivante à la Commission : « […] La position malheureuse où je me trouve […] m’oblige à vous faire une demande. […] J’ai supporté glorieusement les trois blessures que j’ai reçues en juillet 1830, une à la tête, une à la cuisse droite et l’autre à la boîte du genou gauche et les ai tenues secrètes, sans me plaindre et sans réclamer car ma position de fortune pouvait suffire à tous mes besoins. Mais, aujourd’hui c’est bien différent. Veuf depuis 1843, père de trois fils et n’ayant que mon travail journalier pour subvenir à nos besoins […]. [A la Révolution de Février] j’ai été blessé légèrement au pouce de la main droite puis en faisant les barricades je me suis fait un effort dans la poitrine et cassé plusieurs veines au bras gauche, qui m’empêche d’agir de force et je crains même de ne plus pouvoir travailler de mon état de mécanicien. [Aux Tuileries] Comme plusieurs se précipitaient pour briser les statues, je parvins à les empêcher en leur montrant la statue de Spartacus et leur disant Voilà celui qui le premier a donné aux hommes lexemple de se rendre libre. Mais je fus saisi d’étonnement lorsque je reconnus mon fils aîné qui le gardait et haranguait déjà les plus opiniâtres, en leur représentant les premières qualités de Spartacus et lui mettant ensuite une couronne sur la tête en criant Vive la république ! Vive Louis Blanc ! Vive Albert ! et ces cris furent bientôt répétés jusqu’à l’Hôtel de ville où nous nous sommes dirigés, après avoir fait de vains efforts pour éviter le désastre. Comme à la suite de mes blessures, je crains de ne pouvoir continuer mon état d’ouvrier mécanicien et ayant fait plusieurs voyages en Angleterre dans l’intérêt des inventions pour les machines à vapeur, s’il m’était possible d’obtenir une place sur un chemin de fer comme inspecteur ou vérificateur ou comme chef de mouvement ou une place quelconque comme homme sur lequel on peut compter dans l’intérêt de la république, quand bien même ce serait hors Paris, cela m’obligerait beaucoup. Je ne crois pas utile de vous faire un détail de ce qui s’est passé en ma personne à Lyon aux journées d’Avril [1834, N.D.A.]. Les citoyens Albert, Lagrange, Carrier, Despinal, Baune, Pradel, Lafond, Corréa, Girard, Picot et autres citoyens connus doivent se rappeler de moi. Quoique je ne faisais partie d’aucune société, l’on m’a toujours trouvé présent au moment du danger. Je demeurais à Lyon, rue de la Belle-Cordière n° 16, en face de chez le citoyen Ravacholle, où j’étais établi mécanicien et a été forcé de quitter mon établissement par suite des journées d’Avril. » Il signait sa lettre Herouard, Esprit. Sa demande fut rejetée par la Commission, Hérouart ne s’étant pas présenté aux convocations, la dernière en date du 16 octobre 1848. Il demeurait 16, rue de la Belle-Cordière à Lyon en 1834 ; 18 bis, rue de Ménilmontant en 1848. Archives de la préfecture de police AA 392.

Heroult.

Il signa, le 4 août 1830, le certificat suivant en faveur de Malsergent, André : « Nous soussignés, tous habitants des rues Bailleul et des Poulies et autres adjacentes, attestons que le sieur André Malsergent, ouvrier tailleur, demeurant hôtel d’Aligre, nous a commandés, comme étant le plus expérimenté dans l’art de la guerre par suite des ses longs services ; certifions aussi qu’il a traversé la place du Louvre sous le feu de l’ennemi pour aller reconnaître sa position ; qu’il a pris, rue d’Angevilliers un tonneau de porteur d’eau, qu’il a traîné place du Louvre et qui a servi à le couvrir ainsi que les braves qui le secondaient ; qu’après tant d’efforts le sieur Malsergent fut atteint d’une balle qui lui traversa l’avant-bras droit et le mit hors de combat mais seulement pour un instant ; enfin qu’aussitôt après avoir été pansé il revint à la charge et continua de commander, qu’il traversa de nouveau la place, fit un prisonnier, qu’il prit sous sa protection et l’emmena chez lui où il le garda pendant quatre jours. » Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Malsergeant, André. (voir sans doute ce nom, celui demeurant 4, rue des Poulies et qui signa un certificat en faveur de Boisard ?)

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