Hertz, Georges
Biographie
Né vers 1798 en Bavière. Tailleur. Il fut blessé au pied d’un coup de crosse de fusil, qui lui contusionna la jambe, le 28 juillet. Le 29 juillet, l’effort qu’il fit pour enfoncer la porte du chapelier Moizard (voir ce nom), rue Saint-Honoré et chez qui on croyait trouver des gardes royaux réfugiés, lui occasionna une hernie au côté droit. Il fut soigné gratuitement à l’ambulance qu’avait ouverte le pharmacien Hermé, François, Aglaé (voir ce nom), chez lui 11, rue des Martyrs. Hertz reçut un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Moizard (voir ce nom) lui délivra le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le sieur Hertz est entré chez moi un des premiers dans la journée du 29 juillet, qu’il s’est conduit bravement et loyalement et qu’il a contribué autant qu’il a pu à me préserver du pillage. » Ce certificat était apostillé par Baffet jeune, locataire de ladite maison ; Hervier, A., aussi locataire ; Harivet ; Rabineau (voir sans doute le Rabineau, Louis, Jean, maître tailleur, demeurant à Paris, rue Saint-Honoré n° 255 qui signe un certificat en faveur de Charpentier, Jacques, Raphaël in Archives de la préfecture de police AA 377 in dossier Charpentier, Jacques, Raphaël). Huet certifia, le 30 août 1830 : « Je déclare que dès le 30 juillet M. le colonel Bro me recommanda le nommé Georges Hertz comme l’un des hommes les plus méritants parmi ceux qui avaient pris part aux journée du 28 et du 29 juillet. Il venait d’être blessé et était confié aux bons soins de M. Hermé. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Garde national dans la IIe légion, blessé de Juillet, une dépêche indiquait à son sujet : « Demande la croix d’honneur, comme s’étant distingué dans les journées de Juillet. Il a déjà reçu cent cinquante francs de la Commission des récompenses nationales. » Il demeurait 19, rue des Martyrs (mais 17, rue des Martyrs en 1830 dans le Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement) en 1830-1831. Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 27-28 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/58.