Hifback, Xavier
Biographie
Né le 3 mars 1777 à Strasbourg (Bas-Rhin). Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement (sous le nom d’Hiback, Xavier sur les listes de cette mairie in Archives de Paris VD6 334 et sous le nom d’Hyback, Xavier ou d’Hybach, Xavier illisible sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, faire le changement ?). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom d’Hisback, Xavier), auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 3, rue du Caire en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement. Choisir à quel nom le mettre…
Higon.
Etudiant en droit, sans doute originaire de Cordes. Fabré-Palaprat, dans son Esquisse du mouvement héroïque du peuple de Paris, dans les journées immortelles des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, relate ainsi sa participation aux combats : « [Le jeudi] vers quatre heures, quelques pelotons des défenseurs de la patrie se sont montrés au sud du Pont-Neuf. Ils se sont divisés en colonnes pour se porter dans les diverses directions qui leur avaient été assignées. Des tirailleurs se sont placés à tous les points d’où il était possible de combattre les postes ennemis.
»A cinq heures apparaît un nouveau bataillon composé de jeunes gens, conduits par un élève de l’Ecole polytechnique, et précédés par un sapeur de seize ans, armé d’une masse de fer.
»Ils osent avancer sur le Pont-Neuf et le quai de l’Ecole, au bruit de deux timbales cassées et d’un tambour crevé, battu sur la caisse au moyen d’un bâton. Dans quelques instants une jeunesse pleine de valeur, mais presque étrangère à l’art de la guerre, une jeunesse digne de toute notre admiration, avec de vieux fusils, pour la plupart de rebut, a pu, de son bouillant courage, et par un des plus beaux faits d’armes que revendiqueraient avec orgueil les vétérans d’Austerlitz et de Marengo, repousser vers le quai du Louvre, des masses de soldats disciplinés, armés jusqu’aux dents, gorgés d’argent et de liqueurs fortes, et protégés par une formidable artillerie.
»Je suis fier de t’apprendre que nos compatriotes Higon, étudiant en droit, et Céré, étudiant en médecine, qui te remettront cette lettre, commandaient chacun une escouade de cette intrépide jeunesse. » Esquisse du mouvement héroïque du peuple de Paris, dans les journées immortelles des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830 ; ou Lettre adressée au lieutenant-colonel Boyer, l’un des soldats de la Grande Armée, par son ami, Fabré-Palaprat, médecin à Paris, Paris, 1830, chez A. Guyot, éditeur, rue Neuve-des-Petits-Champs, n° 37 et Amyot, libraire, rue de la Paix, n° 6.