Hocquan dit Besse, Pierre
Biographie
Né le 24 octobre 1807 (le 25 octobre 1807 in Archives nationales F/1dIII/39 mais bien le 24 octobre 1807 in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Paris. Ouvrier serrurier en bâtiments (serrurier en voitures in Archives nationales F/1dIII/39). Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la jambe droite, le 29 juillet vers midi, place des Victoires. Il reçut un secours de soixante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Le 11 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, comparurent : Pluchot, Jean-François, cordonnier, demeurant 1, impasse Coquenard ; Ponserry, Laurent, Marie, scieur de long, demeurant 79, rue du Faubourg-Poissonnière ; Val, Barthélemy, serrurier en voitures, demeurant 6, rue de la Goutte-d’Or. Ils attestèrent parfaitement connaître Hocquan dit Besse, Pierre et « savoir qu’il a été atteint d’une balle qui lui a traversé la jambe droite, le jeudi 29 juillet 1830 à midi, place des Victoires dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorables époque ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Besse, Pierre sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales). Admis dans la 3e classe des blessés, il fut pensionné de trois cents francs. Il lui fut accordé (sous le nom de Besse, Pierre) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il comparut, le 14 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, pour attester connaître Fourmaux, Louis, Joseph et « savoir qu’il a été atteint à l’épaule gauche le jeudi 29 juillet 1830 à 2 heures de relevée rue de Rohan dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque, notamment que par suite des blessures qu’il a reçues ledit jour il sera longtemps à pouvoir faire usage du bras gauche ». Il comparut, le 14 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître L’Homme, Dominique, Marie, Alexandre et « savoir qu’il a été atteint d’une balle dans l’avant-bras gauche, d’une autre qui lui a traversé la cuisse et le testicule droits, le mercredi 28 juillet 1830 dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque, notamment que par suite des blessures qu’il a reçues ledit jour il a été transporté à l’ambulance des Pyramides et de là à la maison de convalescence de Saint-Cloud ». Il apostilla le certificat suivant délivré par le colonel Bro (voir ce nom) en faveur de Gauvenet, Napoléon : « Le colonel commandant le régiment des chasseurs de Nemours, ex-colonel du 29 juillet au 14 août de la IIe légion de la garde nationale, certifie que le sieur Gauvenet, Napoléon fait partie, le 29 et jours suivants, du rassemblement sous son commandement ; qu’il a servi avec zèle et dévouement, notamment rue de Richelieu (où il a perdu son frère, mort à l’hôtel-Dieu dans les premiers jours d’août [voir Gauvenet, Pierre, Rose]). Ce jeune homme, Gauvenet, Napoléon, avait été blessé, le 28 d’un coup de sabre au genou mais légèrement. Il a fait partie du détachement que la IIe légion a envoyé à Rambouillet. » Il comparut, le 28 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, pour attester connaître Mancelle, Jacques, Auguste et « savoir qu’il a été blessé par un pavé, en faisant des barricades, le mercredi 28 juillet 1830 à 8 heures du soir, rue Favart […], il a eu le pied écrasé ». Il signa, le 5 septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Goelzer, Jean-Pierre quand celui-ci tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, blessés et décorés de Juillet, certifions que le sieur Jean-Pierre Goelzer, âgé de quarante-huit ans, serrurier en voitures, demeurant rue Coquenard n° 25, s’est battu avec courage en notre présence le 28 à la porte Saint-Denis et le 29 dans la rue de Richelieu et nous attestons qu’il s’est toujours comporté en bon citoyen depuis les trois jours jusqu’à ce jour, dont nous lui avons délivré le présent pour qu’il fasse ses réclamations. » Il demeurait 11, cour Saint-Guillaume, impasse Coquenard en 1830-1831 (mais 12, impasse Coquenard in Archives nationales F/1dIII/34 ; mais bien 11, cour Saint-Guillaume, impasse Coquenard in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; 11, rue Neuve-Coquenard in Archives de la préfecture de police AA 390). Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 72 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 95 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 (sous le nom de Besse, Pierre) ; Archives de Paris VK3 45 in dossier Gouvenet, Napoléon ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Fourmaux, Louis, Joseph ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/64 in dossier L’Homme, Dominique, Marie, Alexandre ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Mancelle, Jacques, Auguste ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIe arrondissement, blessés de 3e classe (sous le nom de Besse, Pierre) ; Archives de la préfecture de police AA 390 in dossier Goelzer, Jean-Pierre. In Archives nationales BB/22/51-66, il y a une demande présentée par la veuve Besse, marchande de légumes, demeurant 26, rue de Rochechouart, pour son fils, Besse, Pierre, condamné le 24 janvier 1832 à deux ans de détention pour émeute. Sur la fiche rédigée par les bureaux du ministère est indiqué « n’est pas porté sur la liste ». La mère dit son fils âgé de vingt-cinq ans et ayant eu « le malheur de se trouver dans des groupes qui eurent lieu dans le mois d’octobre passé et fut arrêté et considéré comme agitateur et compris parmi ceux qui avaient cassé des lanternes » ; elle le dit « étant d’une conduite sage et régulière et il se montra dans les événements de juillet 1830 avec honneur et bravoure, ce qui lui fit obtenir la décoration ». La mère le disait « susceptible de subvenir à ses besoins, en ayant un autre au service dans le 12e de ligne, en garnison à Valenciennes ». Sans doute s’agit-il de lui ?