Hotteaux, Jean, Joseph, Louis

Biographie


Né le 20 mars 1786 (le 19 mars 1786 in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/35 B ; le 20 mai 1786 in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Paris, fils de Hotteaux, André, et de Guery, Marie, Anne, Julie, Joseph, baptisé à Saint-Germain-l’Auxerrois. Ancien dragon de l’Empire, ayant servi de 1804 à 1815 au 12e dragons, 10e hussard et 1er lancier de la garde, ayant reçu plusieurs blessures, dont à la bataille d’Austerlitz, devenu vermicellier. Il fut blessé d’une décharge de 54 plombs qui l’atteignirent au ventre, à la verge, aux deux cuisses et à l’annulaire de la main gauche. Il fut soigné à la Maison de convalescence de Saint-Cloud. Il reçut, après la révolution, des secours (sans que ni la date ni le montant soient précisés) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Admis (sous le nom dHottaux) dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, il reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1830, il était marié et père de deux enfants. En 1840, depuis six mois sans travail, s’étant cassé une jambe et n’étant pas entièrement remis, plongé « dans la plus affreuse misère », il sollicita un secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Veuf, sans enfant, ancien militaire, d’une famille honnête. Il travaille comme manœuvre. Il jouit d’une bonne réputation. Partisan du gouvernement. » Il reçut un secours de quarante francs en 1841, un secours de quarante francs et un autre de vingt-cinq francs en 1842, un secours de vingt-cinq francs en 1843, un secours de quarante francs en 1844, un secours de quarante francs en 1845, un secours de vingt-cinq francs et un autre de quarante francs en 1846, un secours de vingt-cinq francs en 1847, un secours de quarante francs en janvier 1848, un secours de cinquante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet. En 1851, la police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Cet individu, qui a été décoré pour sa belle conduite lors de la révolution de juillet 1830 et qui s’est vu retirer son brevet pour avoir participé aux affaires de la rue Saint-Merri en 1832, professe toujours des opinions politiques très avancées. Sa moralité et sa probité ne laissent rien à désirer. Son âge avancé ne lui permet pas de trouver fréquemment d’ouvrage, soit comme journalier soit comme fondeur ; aussi sa position est-elle fort précaire. Il a subi dix ans de détention pour participation aux affaires de 1832. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1851. En 1853, la police renseignait à son sujet : « […] Logé par commisération chez un de ses amis. Sous le rapport de la conduite et de la moralité, le sieur Hotteaux est sans reproche ; mais on l’accuse d’avoir des opinions républicaines très avancées. Il a subi, en novembre 1832, un jugement de la cour d’assises de la Seine, qui l’a condamné à dix ans de détention pour participation aux émeutes des 5 et 6 juin. A cette occasion, il a cessé de faire partie des membres de la Légion d’honneur (pas vu son nom dans le fichier Leonore de la Légion dhonneur). On assure toutefois que depuis le rétablissement de l’Empire, les opinions politiques du sieur Hotteaux se sont amendées. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1853. En 1854, il sollicita des secours et reçut cinquante francs. Il reçut un secours de quarante francs en 1855. En 1856, il sollicita des secours et reçut trente francs. En 1856, la police rapportait sur son compte : « M. Hotteaux demeure chez M. Rougier, plombier, boulevard Monceau n° 40, avec lequel il travaille. Il n’a pour toute rétribution que le logement et la nourriture. Il est âgé de soixante et onze ans, veuf, sans enfant. […] M. Hotteaux a un frère qui est dans l’aisance et qui de temps à autre lui fait passer un peu d’argent. L’âge de M. Hotteaux, les soins qu’il reçoit de la famille Rougier avec laquelle il vit depuis dix ans, le peu d’argent que lui fait passer son frère le mettent à l’abri du besoin. Les renseignements pris sur son compte le font considérer comme un très honnête homme. » En 1857, il sollicita des secours et reçut un secours de trente francs et un autre de vingt francs. Il demeurait 6, rue de la Vieille-Monnaie en 1830 ; 2, rue du Puits en 1830 sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 288 n° 7 ; 2, rue de la Grande-Friperie en 1831 ; 76, rue du Faubourg-Saint-Martin, chez M. Marius, en 1840 ; passage Brady, escalier 12 en 1845 ; 2, rue de Lévis en 1847 ; 66, rue du Rocher en 1849-1851 ; 32, bd de Courcelles, chez Bourgeois, zingueur, en 1851 ; 42, bd Monceau en 1853 ; 40, bd Monceau, vis-à-vis le parc Monceau et près de la barrière, chez M. Rougier, en 1854-1857. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 74 (sous le nom dHotteaux, Joseph) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre 1831 comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie (sous le nom dHotteaux, Joseph) ; Archives nationales F/15/4240 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes (sous le nom d’Hotteaux, Joseph), idem Envoi d’un état nominatif de décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 21 février 1851, minutes 164-166 (sous le nom d’Hotteaux, Joseph), idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184 (sous le nom d’Hotteaux, Joseph), idem Proposition d’accorder à soixante-deux décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.425 francs, minutes 266-268, en date du 10 février 1853 (sous le nom d’Hotteaux, Joseph) ; LAmi de la religion tome LXXIV, n° 2026, 20 novembre 1832, p. 140.

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