Houy, Noël, Paul

Biographie


Né vers 1789 à Dourdan (Seine-et-Oise). Ancien employé à la directions des Contributions directes ou ancien toiseur en bâtiments. Il fut blessé d’un coup de crosse de fusil reçu dans le sternum et eut le bras contusionné, le 28 juillet rue de Richelieu en face le Palais-Royal, vis-à-vis les numéros 36 et 45. Ses blessures étaient attestées par le certificat médical suivant : « Je reconnais avoir donné des soins au sieur Houy, blessé par un coup de crosse de fusil à la partie moyenne du sternum, qui occasionna une large contusion, et au bras de fortes contusions, lesquels soins ont été donnés conjointement avec mon confrère Robert, docteur en médecine, demeurant rue Saint-Honoré n° 198. » Signé, le 12 avril 1831 : Horner. Ce certificat était apostillé par Baillon, qui déclarait avoir vu Houy, le 28 juillet le bras en écharpe dans la rue de Richelieu, et par Germain illisible, architecte, demeurant 10, place Dauphine, qui attestait la déclaration de Baillon ; suivaient les signatures de : Eyssautier, A. ; Bertrand ; Dupoux ; Biron, demeurant 257, place du Palais-Royal ; Lainé ; Faivres, marchand de vin. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et un secours. Il adressa, le 8 octobre 1831, la lettre suivante à cette dernière Commission : « […] Ex-employé à la directions des Contributions directes, a l’honneur de vous exposer respectueusement qu’il a pris les armes dans les mémorables journées de juillet 1830, qu’il a abandonné son épouse et ses pauvres petits enfants pour voler au secours de la patrie et repousser les ennemis qui nous mitraillaient, qu’il n’était rentré dans le sein de sa famille qu’après avoir coopéré avec tous les braves défenseurs à chasser nos oppresseurs, que blessé et couvert de sang. Il avait eu l’honneur de vous adresser sa réclamation pour obtenir la récompense et la décoration accordée à tous les braves défenseurs de la patrie outragée, que ses réclamations sous les dates des 27 avril et 14 mai dernier étaient appuyées des certificats les plus honorables ainsi que de celui du chirurgien médecin qui a pansé ses blessures, qui attestaient toute la vérité de sa bravoure et la justice de sa réclamation […]. Par une fatalité et une injustice qui n’a pas d’exemple, on l’a laissé sans réponse et il n’a reçu ni secours ni décoration. Il en appelle à votre justice. Sans emploi depuis ces journées désastreuses, son épouse toujours malade, depuis cinq mois qu’après des travaux cruels elle est accouchée d’un garçon ; père de trois enfants encore en bas âge, sans pain et ne pouvant faute d’emploi lui procurer les secours que sa malheureuse position exige pour le rétablissement de sa santé, j’ai la douleur de la voir souffrir et mourante de besoin […]. » Il était le soutien de ses parents en 1831. Il demeurait 48, rue Basse-du-Rempart en 1831. Archives de la préfecture de police AA 393.

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