Houzeaux, Louis

Biographie


Né le 30 août 1804 à Wargnies-le-Grand (Nord). Garçon limonadier au café de Foy au Palais-Royal. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, attestons et certifions à tout qu’il appartiendra (sic) que le nommé Louis Houzeaux, garçon limonadier au café de Foy, Palais-Royal, s’est transporté le 29 juillet, armé d’un fusil, rue Croix-des-Petits-Champs, où après avoir fait faction et aidé à construire une barricade, il s’est transporté au Palais-Royal, où il a désarmé plusieurs Suisses. Après avoir pris part à l’attaque des maisons qui renfermaient la garde royale, il fut au Théâtre-Français ; là, il faillit être tué ; il pénétra le second dans la maison du marchand de bas au coin de la rue de Richelieu et de là se rendit rue Saint-Nicaise, où il a contribué à faire rendre le reste de la troupe. Enfin, nous certifions que la conduite du sieur Houzeaux a été des plus honorables et d’autant plus digne d’éloges dans cette journée qu’après être rentré, au lieu de se livrer au repos, il est encore allé monter la garde au poste des Petits-Pères. » Signé, le 6 novembre 1830 : Bouffé, L., étudiant en droit, demeurant 19, rue Boucherat ; Potron, étudiant en droit, demeurant 10, rue d’Antin ; Lemaitre, propriétaire du café Foy au Palais-Royal ; Comminges, horloger, demeurant 62, Palais-Royal ; Pissard, demeurant 34, rue Montpansier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Houzeau, Louis sur les listes du Bulletin des lois). En 1848, il résidait à Melun et il fit la demande devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, que ses deux garçons, alors âgés de douze et quatorze ans intéressassent la république et fussent rendus dignes de la servir. Il expliquait qu’après la révolution de Juillet, il avait pris un petit établissement à Montmartre mais « par l’infâme trafic de Hourdequin » (membre de l’administration condamné pour une vaste entreprise de corruptions dans le système des expropriations au moment de la rénovation de Paris, N.D.A.), il avait perdu cet établissement et n’avait jamais retrouvé de quoi être « véritablement à son aise ». Le maire de la ville de Melun certifia que la conduite d’Houzeaux n’avait « jamais donné lieu à aucun reproche ». Sa demande fut rejetée par la Commission. Il demeurait à Melun (Seine-et-Marne) en 1847-1848. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 393.

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