Huet, Anne, Françoise femme Raillard

Biographie


Fruitière. Epouse de Raillard, mère de Véronique, Marie, Anne, née le 18 juillet 1819, elle fut tuée le 28 juillet : « […] M. le défunt Raillard était fruitier, rue Geoffroy-Lasnier, ne gagnant plus assez dans sa boutique pour répondre à ses affaires, se mit à servir les maçons étant à travailler aux Batignolles. Il s’est écroulé une masse de terre, qui lui a cassé le bas de la jambe et fracassé le corps. Il mourut au bout de trois semaines de souffrance vers le 26 mai. Il restait donc une mère à la petite, qui était une femme très économe et lui valait un père. Il arriva le 28 juillet que cette femme fut tuée d’un coup de fusil dans la tête, étant à porter soin à son vieil oncle qui est asthmatique, qu’elle soigne depuis plus d’un an. » La scène, selon un témoignage, se passa entre 15 et 16 heures, par suite d’une décharge de mousqueterie qui eut lieu dans la rue Geoffroy-Lasnier, et Raillard, Anne, Françoise, alors dans sa chambre au premier étage fut frappée d’une balle reçue dans le front au-dessus de l’œil, qui lui fit sortir la cervelle. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le 6 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Arondel, Jean-Baptiste, Julien, marchand de vin, demeurant 19, rue Geoffroy-Lasnier ; Touvy, Paul, coiffeur, demeurant 18, rue Geoffroy-Lasnier ; Gautier, Jean-Baptiste, cordonnier, demeurant 20, rue Geoffroy-Lasnier. Ils déclarèrent avoir parfaitement connu t, Anne, Françoise femme Raillard et savoir « que le 28 juillet dernier, entre 3 et 4 heures de relevée, par suite d’une décharge de mousqueterie qui eut lieu dans la rue et ladite dame étant dans sa chambre au premier étage fut frappée d’une balle au front au-dessus de l’œil, qui lui fit sauter la cervelle ; qu’ils venaient de la voir à la croisée lorsque l’événement eut lieu ; qu’un instant après ils l’ont vu décédée dans sa chambre, ayant été tuée sur le coup ». La petite fille, Véronique, Marie, Anne, née le 18 juillet 1819 à Paris, fut recueillie par son parrain, Petit, Antoine, fabricant de bas, demeurant 4, rue de l’Etoile, qui était inscrit pour un premier secours de dix francs, un secours de vingt francs en date du 25 août, un secours de trente francs en date du 28 septembre. Elle fut pensionnée et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille de l’orpheline était composé de Geraux, Joseph, Julien, demeurant 17, rue Morland (mais 17, rue Malar in Archives nationales F/15/2551-2552 et aussi in Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) IXe arrondissement ; 17, rue Molend au Gros-Caillou in Archives nationales F/1dIII/82 ; ), et de Lagrange, Léonard, maçon, subrogé-tuteur, demeurant 45, rue du Marché-Saint-Jean (mais 4, rue du Marché-Saint-Jean in Archives nationales F/1dIII/82 et in Archives nationales F/15/2557-2559 état officiel des orphelins ; 17, rue Malar au Gros-Caillou in Archives nationales F/1dIII/73) en 1831. Pendant tout le temps que l’orpheline resta confiée à son tuteur, celui-ci ne voulut aucune rétribution pour l’entretien et la nourriture de sa pupille ; la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait d’ailleurs que « M. Géraux paraît avoir assez de fortune pour élever convenablement la demoiselle Raillard ». Dans sa séance du 26 juin 1833, la commission municipale décida de la placer, à partir du 12 août 1833, chez Mme Ribes, institutrice, 18, rue Geoffroy-Lasnier, afin d’apprendre la lecture, l’écriture, l’orthographe, le calcul et tous les travaux à l’aiguille. On la destinait à l’état de couturière, état qui semblait mieux lui convenir que celui de blanchisseuse en fin auquel on l’avait d’abord destinée ; la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet la jugeait « douce ». La même année, il lui fut accordé trois cents francs pour ses frais de trousseau. Elle reçut trois cents francs de frais de trousseau en 1833. Elle fut placée en apprentissage pour apprendre le métier de blanchisseuse. Huet femme Raillard demeurait 17, rue Geoffroy-Lasnier ; l’enfant, chez Géraud, son tuteur, 17, rue Malar en 1833. Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IXe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 106 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1833, IXe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1839 IXe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/63 in dossier Lepoidevin, J.-B ; Archives nationales F/1dIII/73 in dossier Raillard ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IXe arrondissement, orphelins ; Archives nationales F/15/2551-2552 orphelins de Juillet ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) IXe arrondissement et (ancien) IIIe arrondissement (par négligence de classement) ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien IXe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.