Hulin, Henri, Joseph

Biographie


Né le 9 mai 1790 à Marle (Aisne). Tailleur. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut un secours de trente francs, le 1er septembre 1830, deux secours de cinquante francs le 12 novembre 1830 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Quand Louvet, Joseph, Augustin tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants alors que ces droits avaient été méconnus par la Commission des récompenses nationales, il donna des explications dans lesquelles il est fait allusion à Hulin. La lettre de Louvet était ainsi rédigé : « Deux copies de mes certificats ayant été égarées dans les bureaux de la première commission, le jury lorsque j’ai été appelé ne m’ayant accordé que cinq minutes d’audience pour m’expliquer, j’ai pu présumer que de tels inconvénients ont contribué à ce que je n’ai figuré sur aucune liste. Je me vois donc dans la nécessité de joindre à ma demande l’original de mes certificats, sur lesquels figurent trois décorés de Juillet. M. Fort a obtenu la croix ; on verra sur mes certificats que j’ai combattu pendant les trois jours dans les rangs où il se trouvait. J’observe de plus qu’à Saint-Cloud il fut sous mes ordres, en qualité de lieutenant dans le peloton que j’y commandais : les autorités qui m’ont délivré les certificats lui en ont délivré de même quelques jours après. M. Hulin a la médaille, à laquelle il va renoncer, m’a-t-il assuré (ses papiers sont à la Commission). J’étais à ses côtés le 28 à la Grève, comme il l’a attesté sur mes certificats. M. Laurent (voir Laurent, Laurent), qui s’était réuni avec d’autres citoyens à mon détachement à Saint-Cloud (voir mes certificats) a aussi la médaille, ainsi que plusieurs autres qui se trouvaient avec lui, ces faits sont exacts. Si messieurs les commissaires de la banlieue daignent prendre des renseignements au château de Saint-Cloud ou à la mairie, qu’ils veuillent bien s’informer aussi aux gardes nationaux qui avaient établi un poste dans la dernière grille, qui lui diront que sans le secours d’aucune autorité nous avons dû faire évacuer les appartements remplis d’hommes ivres, armés de fusils chargés, qu’il a fallu les désarmer et chasser avec précaution. Ces détails seraient trop longs au fait. Le pillage en aurait été la solution sans notre arrivée. Nous avions marché dans tout autre but : celui d’attaquer nos ennemis qui avaient quitté le château quelques heures auparavant ; nous n’avions pas encore oublié de nous battre s’il l’avait fallu. » Dans le récit que fit Simon, Jean-Baptiste, Nicolas devant la Commission des Réclamants de sa propre participation aux combats, il faisait ainsi mention d’Hulin : « […] Le 28 suivant, entre midi et 1 heure, accompagné du sieur Henri, Joseph Hulin, décoré de la médaille, tailleur, demeurant rue Lafayette n° 6, à Paris et avec près de deux cents bourgeois, aidé à désarmer le poste de l’Abbaye […]. » Hulin apostilla d’ailleurs la lettre de Simon à la Commission des Réclamants. Hulin avait signé, le 5 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Louvet : « J’atteste avoir vu le sieur Louvet, le 28 juillet, lorsque nous chargions sur les pièces de canon et que sa contenance ne paraissait point affectée. Nous sommes ensemble arrivés à la Grève. » Il demeurait 6, rue Lafayette en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 70 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 399 in dossier Louvet, Joseph, Augustin ; Archives de la préfecture de police AA 414 in dossier Simon, Jean-Baptiste, Nicolas. Il y a in Archives de la préfecture de police AA 421, 1831-1833, une femme Hulin, membre de la Société des Droits de lHomme, dont le mari était détenu pour attentat et à laquelle Brivois, Nicolas avait adressé une lettre, qui fut saisie par la police quand ce dernier fut arrêté par la police le 24 janvier (ou le 5 décembre) 1833 pour complot contre la vie du roi.

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