Humbert, Jean-Louis
Biographie
Né vers 1790 à Lagny (Seine-et-Marne). Menuisier-formier. Combattant de Juillet. Il délivra, le 19 novembre 1830, le certificat suivant en faveur de Mottet, Pierre, François, Louis : « Nous, soussignés, habitants de Paris, certifions à qui il appartiendra que le nommé Mottet, Pierre, François, Louis s’est comporté avec courage et dévouement aux glorieuses journées de Juillet et notamment qu’après avoir fait avancer sur le Pont-Neuf ceux qui s’y trouvaient ils ont marché ensemble sur le Louvre, qu’ensuite il s’est dirigé sur les Tuileries après avoir eu plusieurs camarades tués à ses côtés ; que là il a eu à essuyer, en battant en retraite, plus de vingt coups de fusil de la part des Suisses qui étaient en bataille dans la rue de Rivoli-Saint-Honoré ; qu’enfin il a constamment resté sous les armes pendant les trois glorieuses journées pour le maintien de l’ordre public et la défense de la liberté. » Signé, le 19 novembre 1830 : Humbert, demeurant 54, rue Sainte-Avoye ; Regnault, demeurant 54, rue Sainte-Avoye ; Evericke, demeurant 54, rue Sainte-Avoye ; Beauvoir, demeurant 66, rue Sainte-Avoye. Il fut tué le 6 juin 1832, d’une balle qui lui traversa le ventre, sur une barricade de la rue Saint-Martin ou de la rue de Venise. Son corps fut rapporté à son domicile ; il laissait une femme, Picard, Catherine, enceinte, et deux enfants, une fille âgée de sept ans et un garçon âgé de cinq ans. Peu après son accouchement, la mère devint folle et mourut à La Salpêtrière, où elle avait été conduite. Ses enfants déposèrent un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février. Jean, Nicolas, né le 25 mars 1827, élève des Frères des écoles chrétiennes de novembre 1841 à avril 1844, devenu menuisier chez ..., au 45, rue Maubuée, marié en 1848 ; et Eléonore, qui avait été recueilli par un nommé Besnard. Les conditions du décès du père étaient attestées par un certificat délivré par des habitants à l’époque de la maison où demeurait Humbert : Regnault, marchand fruitier, demeurant 54, rue Sainte-Avoye ; la veuve Sanné, 54, rue Sainte-Avoye ; Evericks, layetier, 54, rue Sainte-Avoye ; Friquegnon, 54, rue Sainte-Avoye ; Postel, 54, rue Sainte-Avoye ; Deshayes, opticien-horloger, demeurant 54, rue Sainte-Avoye (qui demeurait 54, grand-rue aux Batignolles en 1848). Le fils Humbert fut recommandé par la Commission pour une place de garçon de bureau mais la demande de la fille fut rejetée. Humbert demeurait 52, rue Sainte-Avoye en 1827 ; 54, rue Sainte-Avoye en 1830-1832 ; son fils, 149, rue de Charonne, chez son oncle Picard (un Picard, Claude, Nicolas, né vers 1794, menuisier, demeurant 172, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1832 était témoin dans l’acte de décès de Humbert, Jean-Louis), puis 15, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie en 1847-1848 ; 8, rue des Ecouffes en 1848 ; Eléonore, 8, rue de la Colombe dans l’île de la Cité en 1848. Archives de la préfecture de police AA 393 ; Archives de la préfecture de police AA 404 in dossier Mottet, Pierre, François, Louis..